DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Alexandre Loukachenko sous pression : l'opposition bélarusse toujours mobilisée

euronews_icons_loading
Alexandre Loukachenko sous pression : l'opposition bélarusse toujours mobilisée
Tous droits réservés  Evgeniy Maloletka/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
Taille du texte Aa Aa

Les partisans de l'opposition bélarusse se sont mobilisés en masse à Minsk ce dimanche contre le président Alexandre Loukachenko.

C'est le deuxième dimanche consécutif de manifestation après deux semaines d'un mouvement de protestation historique pour dénoncer la réélection du dirigeant qualifié par ses détracteurs de plus ancien dictateur d'Europe.

"Je suis choquée par les mensonges et la violence qui règnent dans notre pays" dit une femme. "J'ai trois enfants et trois petits-enfants, je veux qu'ils vivent dans un pays libre et qu'ils aient des perspectives de vie."

En Lituanie, mais aussi en Estonie et en Lettonie, des milliers d'habitants ont formé une chaîne humaine en solidarité avec les protestataires bélarusses. Il y a trente ans, dans un geste de défi similaire, le 23 août 1989, les pays baltes avaient exprimé leur désir d'indépendance de l'ex-Union soviétique.

À Kiev également, en solidarité avec l'opposition de leur voisin de Minsk une chaîne humaine s'est formée entre la place de l'indépendance et l'ambassade bélarusse.

Selon une vidéo diffusée par la présidence bélarusse, Alexandre Loukancheko a survolé en hélicoptère le centre-ville où la manifestation avait eu lieu.

De retour sur le sol, le président bélarusse a qualifié les manifestants de "rats" alors qu'on peut le voir sur les images arriver dans sa résidence une kalachnikov à la main.

Alexandre Loukachenko a placé les forces armées en état d'alerte en dénonçant d'"importants agissements des forces de l'Otan à proximité" des frontières polonaise et lituanienne, accusations démenties par l'Alliance Nord Atlantique.

Les autorités bélarusses ont par ailleurs engagé cette semaine des poursuites pour "atteintes à la sécurité nationale" contre le "Conseil de coordination" formé par l'opposition.