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Les procès filmés en France : une trace pour l'Histoire

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Le procès des attentats de janvier 2015
Le procès des attentats de janvier 2015   -   Tous droits réservés  AP Photo
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Des caméras à l'extérieur mais aussi, et c'est beaucoup plus rare, à l'intérieur de la salle d'audience. Le procès des attentats de janvier 2015 qui vient de s'ouvrir à Paris sera filmé, comme le furent par le passé d'autres procès à portée historique.

La loi Badinter de 1985

En 1985, la loi Badinter créait une exception, alors que les enregistrements des audiences sont en principe interdits.

Nous avons joint l'historienne Sylvie Lindeperg. "Il est important de souligner que la loi Badinter, qui autorise le filmage des procès après une longue période où les caméras ont été absentes en France, a été mise en oeuvre autour d'un principe qui est de constituer des archives historiques de la justice. Les procès choisis pour être filmés sont des procès dont on souhaite garder une trace visuelle pour l'histoire."

Les procès liés à la Seconde Guerre mondiale

Le procès le plus retentissant à être filmé fut celui de Klaus Barbie, l'ex-officier nazi, ancien chef de la Gestapo à Lyon, jugé en 1987 devant la Cour d’assises du Rhône pour ses exactions à l'égard de membres de la Résistance et de la communauté juive. Reconnu coupable de crimes contre l'humanité, il fut condamné à la prison à perpétuité.

Deux autres procès liés à la Seconde Guerre mondiale ont également été filmés, dont celui de Paul Touvier, un ex-officier collaborateur du régime de Vichy. Jugé devant la Cour d'assises des Yvelines en 1994, il est également condamné à la prison à vie. Trois ans plus tard, un autre ex-haut fonctionnaire de Vichy, Maurice Papon, est jugé par par la Cour d'assises de Gironde. Il est condamné à dix ans de réclusion criminelle.

Le génocide rwandais ou l'explosion de l'usine AZF

Il y a par la suite d'autres procès, dont celui visant le négationniste Robert Faurisson, celui d'anciens acteurs de la dictature chilienne d’Augusto Pinochet ou encore celui de Pascal Simbikangwa, lié au génocide au Rwanda. Autre procès retentissant, celui de la catastrophe d'AZF, l'explosion en 2001 à Toulouse d’un stock de nitrate d’ammonium dans une usine chimique qui avait fait 31 morts.