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En Hongrie, les derniers médias libres font appel aux souscriptions pour survivre

Par euronews
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En Hongrie, les derniers médias libres font appel aux souscriptions pour survivre
Tous droits réservés  Olivier Matthys/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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La Commission européenne n'est pas tendre avec la Hongrie, régulièrement critiquée pour ne pas respecter l'Etat de droit. Bruxelles pointe notamment des menaces à l'indépendance politique et économique des médias. Le marché de la publicité connaît un tel déséquilibre que les derniers sites d'information indépendants envisagent d'introduire un système de souscription. C'est le cas de Télex, un nouveau média en ligne financé par ses lecteurs.

"Ce n'est pas un secret que nous voulons demander de l'argent pour certains de nos contenus, non pas sous forme de don, mais d'abonnement. Nous pensons que c'est la seule façon de soutenir une rédaction de cette taille" souligne Márton Kárpáti, PDG de la société éditrice de Télex.

L'une des dernières stations de radio indépendantes se bat aujourd'hui pour conserver sa fréquence. N'ayant aucune chance de diffuser des publicités d'État, elle demande de l'argent à ses auditeurs depuis dix ans.

"L'État est le plus grand acteur sur le marché de la publicité, payant des centaines de milliards de forints chaque année indique András Arató, président de Klub Radio. Et puis, de nombreuses entreprises du secteur privé suivent son chemin , soit par peur, soit parce qu'elles ont des contrats avec l'État".

Pour le gouvernement, George Soros, milliardaire américain d'origine hongroise et bête noire de Viktor Orban, manipule les institutions européennes.

"Il n'a jamais été aussi clair que George Soros dicte un rapport souligne Gergely Gulyás, chef du cabinet du Premier ministre. Il y a 12 références externes dans le texte, 11 proviennent d'une organisation qui est soutenue par Soros. Ils auraient au moins dû se soucier de rendre les choses moins évidentes".

Le versement des fonds européens est dorénavant conditionné au respect de l'Etat de droit. La Hongrie et la Pologne ont voté contre.

Sources additionnelles • AFP