Avancer sur la relance économique de l’UE sans Budapest et Varsovie

L'eurodéputé Guy Verhofstadt
L'eurodéputé Guy Verhofstadt Tous droits réservés Olivier Matthys/AP
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Par Sandor ZsirosEuronews
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De plus en plus de voix dont celle de l'eurodéputé Guy Verhofstadt suggèrent d'exclure de la stratégie de relance de l’UE la Pologne et la Hongrie si les deux pays continuent de bloquer les négociations budgétaires.

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C'est une idée qui progresse dans les couloirs des institutions européennes. Si la Pologne et la Hongrie persistent à maintenir leur véto sur le plan de relance de l'UE, les deux pays ne devraient pas bénéficier des fonds mobilisés pour cette stratégie. 

Au Parlement européen l'idée est défendue par le libéral Guy Verhofstadt. "Je ne vois pas d'autre façon que d'entamer une coopération renforcée basée sur l'article 326 du Traité. Cela donne la possibilité, par exemple, pour 25 Etats membres d'avancer sur ce fonds de relance sans la Pologne et la Hongrie", explique l’eurodéputé. L’ancien Premier ministre belge s’étonne aussi de ce choix défendu par Budapest et Varsovie. C'est "la première fois dans des négociations budgétaires que je vois un pays s'opposer au fait de recevoir de l'argent".

L'Union souhaite conditionner l'accès à l'aide européenne au respect des valeurs démocratiques. Cette démarche est soutenue par les citoyens assure Guy Verhofstadt. "Dans la plupart des pays 60 à 70% des personnes trouvent cela absolument normal de stopper l'aide européenne à un pays qui ne respecte pas l'Etat de droit, la démocratie et qui est entre les mains de personnes corrompues", explique-t-il, avant d’ajouter que "la Hongrie est en haut de la liste en matière de corruption dans l'Union européenne."

Budapest et Varsovie estiment que l'Etat de droit est employé comme une arme politique. Dans une interview le Premier ministre hongrois juge que ce nouvel outil pousserait les institutions européennes à agir comme l'Union soviétique. Une comparaison "scandaleuse" pour l'eurodéputé. L'Allemagne qui assure la présidence semestrielle de l'Union, répète qu'un accord est à portée de main. Mais Guy Verhofstadt exclut toute concession sur l'Etat de droit.

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