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Libye : un accord de cessez-le-feu relance les espoirs de paix après neuf ans de chaos

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Special representative of the UN Secretary-General in Libya and representatives of the rival factions in the Libya conflict during the talks in Geneva, on October 19, 2020
Special representative of the UN Secretary-General in Libya and representatives of the rival factions in the Libya conflict during the talks in Geneva, on October 19, 2020   -   Tous droits réservés  VIOLAINE MARTIN/AFP
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Une lueur d'espoir pour la paix en Libye. Les deux parties en conflit ont signé un accord de cessez-le-feu ce vendredi au terme de cinq jours de négociations menées à Genève sous l'égide des Nations Unies. L'ONU parle d'une étape "historique" qui devra toutefois se concrétiser sur le terrain.

"Les parties sont convenues que toutes les unités militaires et les groupes armés sur le front doivent retourner dans leurs camps. Cela s'accompagnera du départ de tous les mercenaires et combattants étrangers de tous les territoires libyens -terrestre, aérien et maritime - dans un délai maximum de trois mois à compter d'aujourd'hui", a déclaré Turco Williams, la cheffe de la mission d'appui des Nations Unies en Libye.

Les parties sont convenues que toutes les unités militaires et les groupes armés sur le front doivent retourner dans leurs camps.
Turco Williams
Cheffe de la mission d'appui des Nations Unies en Libye

La Turquie sceptique

L'annonce de cet accord de cessez-le-feu a aussitôt été saluée par l'Union européenne, qui attend désormais sa mise en oeuvre sur le terrain libyen pour permettre la reprise des négociations politiques et mettre ainsi fin au chaos dans lequel est plongé le pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi. La Turquie, elle, se dit sceptique quant à sa réalisation concrète.

Deux camps se font face en Libye : d'un côté, le gouvernement d'union nationale de Fayaz al-Saraj, basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale. De l'autre, les forces du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, basées à Benghazi. Ce conflit a fait de nombreuses victimes, notamment civiles.