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À l'est comme à l'ouest, la Libye subit des ingérences étrangères

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À l'est comme à l'ouest, la Libye subit des ingérences étrangères
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Depuis plusieurs semaines la Libye est le théâtre d'un affrontement diplomatique entre la Turquie et la France. Dans ce pays, miné par une guerre civile dévastatrice, Ankara apporte son soutien militaire au gouvernement de Fayez el-Sarraj reconnu par l'ONU, tandis que la France soutient, non officiellement, le maréchal Haftar.

Pourquoi la France soutient-elle, officieusement, le maréchal Haftar

Premièrement, l'homme fort de l'est libyen est un chef militaire laïc, allié de la France dans la lutte contre le terrorisme islamique dans le Sahara. La France apporte une assistance militaire au voisin tchadien, dans la lutte antiterroriste.

Deuxièmement, certains analystes affirment que la France souhaite obtenir un accès privilégié aux gisements de pétrole de l’est de la Libye ; un accès qui serait facilité si le maréchal Haftar parvient à consolider son pouvoir dans la région.

Troisièmement, les Emirats Arabes Unis soutiennent le maréchal. La monarchie du Golfe est un partenaire économique majeur de Paris, un client non négligeable pour l'industrie française de l'armement.

La France continue d'affirmer qu'elle ne soutient pas le maréchal Haftar et s'oppose officiellement à son offensive contre Tripoli, où siège le gouvernement dirigé par Fayez el Sarraj, soutenu par la Turquie et reconnu par l'ONU.

Alors que la France tente de conserver une posture de neutralité dans le conflit libyen, un stock de missile Javelin, acheté par la France, a été découvert dans une zone récupérée par les forces gouvernementales.