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Compromis européen sur l'accès aux fonds de l'UE et la protection de l’Etat de droit

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La Commission européenne
La Commission européenne   -   Tous droits réservés  Olivier Matthys/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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C'est un compromis politique majeur pour la stratégie de relance de l'UE. Le Conseil, l'institution qui représente les pays membres, et les eurodéputés se sont entendus mercredi sur un mécanisme qui conditionne l'accès aux fonds européens au respect de l'Etat de droit.

Cet accord met un terme à plusieurs semaines de négociation. Pour le Parlement européen cette conditionnalité était une ligne rouge nécessaire avant d'envisager de valider le budget européen à long terme.

Les parlementaires se disent satisfaits des concessions faites par les gouvernements. "Nous avons dans la substance tout ce que nous demandions, les valeurs sont présentes, le champ est ouvert, il n'inclut pas seulement ce qui s'est produit par le passé, il évoque les risques sérieux concernant l'indépendance de la justice", se félicite le négociateur du Parlement Petri Sarvamaa (PPE). Selon l’eurodéputé, les efforts réalisés par le Conseil souligne "qu’il voulait profondément cet accord".

La Pologne et la Hongrie critiquent ce mécanisme et refusent tout lien entre l'argent européen et le respect des valeurs fondamentales de l'UE. Malgré l'accord Budapest reste toujours très critique. La ministre hongroise de la Justice estime que le Parlement européen est un élément du problème et non pas de la solution.

Ce compromis est un pas de plus vers la validation par les institutions de l’UE du plan de relance de près de 2 000 milliards d'euros pour faire face à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. Ce compromis doit maintenant être formellement approuvé par les eurodéputés et les gouvernements. Cette nouvelle étape permettra de juger si la Hongrie et la Pologne campent sur leurs positions ou si les deux capitales sont prêtes à faire avancer les discussions.