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"Nous avons été naïfs" sur l’Etat de droit selon la vice-présidente de la Commission européenne

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"Nous avons été naïfs" sur l’Etat de droit selon la vice-présidente de la Commission européenne
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La Hongrie et la Pologne sont particulièrement pointées du doigt par la Commission européenne en matière de respect des valeurs démocratiques. Dans son premier rapport sur l'Etat de droit dans les Etats membres, l'institution souligne des atteintes en matière d'indépendance de la justice et des médias. Le document critique aussi des faiblesses dans la lutte contre la corruption.

La présentation de ce rapport intervient en plein débat sur les conditions d'obtention de l'aide européenne, dont les 750 milliards d'euros du fonds de relance. Le compromis négocié au mois de juillet prévoit de conditionner le versement au respect de l'Etat de droit. Or Budapest et Varsovie contestent ce mécanisme. "Nous devons tout simplement admettre que nous avons été naïfs par le passé, que le principe de l'Etat de droit était acquis à tout jamais ", concède Věra Jourová, vice-présidente de la Commission européenne en charge des Valeurs et de la Transparence.

Une première passe d'armes a d'ailleurs eu lieu en début de semaine. Le Premier ministre hongrois a réclamé la démission de la vice-présidente après ses propos concernant la situation politique en Hongrie. "Non je ne regrette rien. Ce que j'ai dit je l'ai dit peut-être des centaines de fois que nous avions des inquiétudes sérieuses concernant la situation en Hongrie", répond la responsable tchèque.

Ce dossier n'est pas à l'ordre du jour du sommet européen qui s'ouvre ce jeudi à Bruxelles, mais la question de l'Etat de droit pourrait bien accaparer une partie des discussions dans les couloirs des institutions.