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Voile : le départ du Vendée Globe vient d'être donné aux Sables d'Olonne

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En moyenne, un bateau sur deux termine la course. Aux Sables d'Olonne (France), le mercredi 7 novembre 2012.
En moyenne, un bateau sur deux termine la course. Aux Sables d'Olonne (France), le mercredi 7 novembre 2012.   -   Tous droits réservés  Photo : Jacques Brinon (AP)
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Les 33 skippers de la neuvième édition du Vendée Globe ont pris le départ dimanche au large des Sables d'Olonne (France) du légendaire tour du monde à la voile en solitaire et sans escale, qui s'est élancé sans public pour la première fois de son histoire.

Les marins, dont six femmes, de neuf nationalités différentes, ont coupé la ligne avec un retard de plus d'une heure (14h20) en raison du brouillard pour faire le tour de la planète en quelque 70 jours pour le meilleur d'entre eux.

"Il va falloir être ultra concentré parce que sur un départ comme ça, 33 bateaux, il y a forcément plein de petites erreurs, de petits contacts qui peuvent avoir lieu et il va falloir sortir une prestation parfaite pour ne pas avoir d'ennuis sur le départ"
Jérémie Beyou (Charal)
L'un des favoris de la course

Juste avant le départ, l'heure était à la concentration pour les marins qui préparent depuis de longs mois ce tour du monde, même si la fête populaire qui marque habituellement la sortie du chenal des Sables-d'Olonne n'aura pas lieu en raison du confinement.

"Ça rajoute énormément de majesté à ce départ finalement ce fait qu'il soit complètement vide, ça va être hyper silencieux, ça raconte quelque chose", a estimé Fabrice Amedeo (Newrest - Art & Fenêtres) qui, comme tous les autres concurrents, a été testé négatif au Covid-19 lors d'un ultime test vendredi.

Les skippers, qui ont respecté un confinement strict, bénéficieront d'une météo clémente avec un vent de sud-est pour démarrer cette aventure sportive et humaine bouclée en 74 jours il y a quatre ans par Armel Le Cléac'h.

"Des durs" aux profils variés

"Le Vendée Globe vous permet d'explorer le potentiel que vous avez et c'est ce qui est génial, on s'aperçoit que l'être humain a un potentiel extraordinaire", souligne la navigatrice Catherine Chabaud qui a participé en 1996 et 2000 à cette course marquante pour l'"intensité" des émotions ressenties ou encore la beauté des "nuits étoilées dans l'hémisphère sud".

Parmi les 33 sportifs qui s'élancent, les profils sont variés avec six femmes, un doyen Jean Le Cam (Yes We Cam!) qui participe à 61 ans pour la cinquième fois, un skipper handisport né sans main gauche, Damien Seguin (Apicil), et un groupe de favoris embarquant sur des bateaux flambants neufs dotés de "foils" qui les propulsent à près de 40 nœuds (74 km/h).

"La vie sur ces bateaux est peut-être encore plus lamentable que sur les nôtres parce qu'ils cognent les vagues tellement fort, ils vont si vite, ces hommes et femmes sont vraiment des durs", a estimé Ari Huusela (Stark), concurrent finlandais qui possède un bateau plus ancien.

Avec Jérémie Beyou, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) est très attendu sur cette édition après être monté sur le podium deux fois de suite (2e en 2016 et 3e en 2012).

Son bateau rose et noir attire l’œil avec son cockpit entièrement fermé pour le protéger du mauvais temps. Tout aussi innovant, ceux de Charlie Dalin (Apivia), Armel Tripon (L'Occitane en Provence), Thomas Ruyant (LinkedOut), Nicolas Troussel (Corum L'Epargne) ou encore Sébastien Simon (Arkéa-Paprec).

"Énormément d'incertitudes"

Le couple formé par Samantha Davies (Initiatives-Coeur) et Romain Attanasio (PURE-Best-Western) fascine puisque les deux prennent le départ mais chacun sur son bateau.

"On a laissé notre fils de 9 ans à l'école jeudi matin et puis on est partis aux Sables et après, ce sont les grands-parents qui prennent le relais", a raconté Romain Attanasio.

Avec la pandémie qui "a fait moins naviguer tout le monde" et les inconnues autour de la technologie des foils, il y a "énormément d'incertitudes" sur le palmarès, souligne Fabrice Amedeo, alors qu'à chaque édition les abandons sont nombreux.

"Le fait de pouvoir faire le tour du monde, c'est tellement à contre-courant de tout ce qui nous arrive en ce moment, je pense qu'on est encore plus privilégiés", insiste pour sa part Clarisse Crémer, la plus jeune des participantes à 30 ans, rappelant que les concurrents traverseront des zones "où on ne peut pas venir nous chercher ou alors de façon très compliquée".