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La force française Barkhane n'a pas raté sa cible : un chef djihadiste "historique" du Sahel

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Archives : des soldats français de la force Barkhane, à Gao, dans le nord du Mali, le 19 mai 2017
Archives : des soldats français de la force Barkhane, à Gao, dans le nord du Mali, le 19 mai 2017   -   Tous droits réservés  Christophe Petit Tesson/AP
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Il ne commandera plus d'importantes attaques meurtrières contre les militaires maliens et français, comme il le faisait depuis près de cinq ans dans la région du Sahel. La force d'intervention Barkhane n'a pas raté sa cible : Ba Ag Moussa, qui se faisait appeler "Bamoussa"dans les rangs islamistes, a été abattu dans le nord-est du Mali alors qu'il roulait à bord d'un pick-up avec quatre autres combattants.

Il était considéré comme le principal chef militaire du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, un mouvement djihadiste lié au groupe terroriste Al-Qaïda.

En quinze minutes, c'était terminé

L'opération, menée par les soldats français à grand renfort de troupes au sol et d'hélicoptères de combat, s'est déroulée mardi dernier à une centaine de kilomètres de la ville de Menaka, mais elle n'a été rendue publique qu'aujourd'hui. Les quatre hommes qui accompagnaient "Bamoussa" ont été tués en même temps que lui.

Le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major, raconte :

Les occupants (du pick-up), fortement armés, ont brusquement ouvert le feu avec des mitrailleuses et de l'armement individuel, provoquant une riposte (...) L'affrontement a duré une quinzaine de minutes

Figure historique du Djihad et des révoltes touareg

Ba Ag Moussa, qui figurait sur les listes noires des terroristes internationaux établies par l'ONU et les Etats-Unis, est qualifié par le ministère français de la Défense de "cadre historique de la mouvance djihadiste au Sahel". Cet ancien officier, qui a quitté l'armée malienne à la fin des années 2000, faisait en effet également partie des fondateurs du groupe armé islamiste Ansar Dine.

Mais le défunt chef opérationnel du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans était avant tout un Touareg, fortement impliqué dans les différentes rébellions de son ethnie dans les années 1990 puis 2000. Il a d'ailleurs gardé une partie de sa popularité au sein de cette communauté de langue berbère du Sahara.