L'Allemagne et l'Italie auraient également répondu positivement à la demande d'aide militaire de Chypre.
Les deux frégates grecques, "Kimon" et "Psara", sont arrivées à Chypre mercredi matin, dans le cadre de la mise en œuvre de la doctrine de défense gréco-chypriote, afin de renforcer les capacités de défense de l'île.
Ce matin également des F-16 grecs ont effectué leur première mission en décollant après une alerte concernant un objet inconnu s'approchant de l'espace aérien chypriote. Les autorités ont annoncé après un certain temps que l'incident était terminé, comme l'a déclaré le porte-parole du gouvernement, sans donner plus de détails.
En raison de l'alerte, un vol Aegean reliant Athènes à Larnaca a fait demi-tour pour des raisons de sécurité alors qu'il survolait Chypre. Selon les premières informations, l'espace aérien chypriote aurait été fermé pendant quelques minutes, ce qui a été démenti par le porte-parole du gouvernement chypriote.
Konstantinos Letibiotis a souligné que deux vols avaient reçu l'instruction d'attendre de trouver un espace opérationnel dégagé, un pilote retournant à Athènes et l'autre atterrissant à Larnaca quelques heures plus tard.
Le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis a rappelé la portée et les objectifs de la mission grecque à Chypre : "Il s'agit d'une mission défensive et pacifique. Elle est basée sur la solidarité bilatérale et européenne et n'a qu'un seul objectif : empêcher les actions menaçantes contre l'État indépendant de Chypre".
La France envoie le porte-avions Charles De Gaulle
Sur le front du renforcement de la défense de Chypre, le président français Emmanuel Macron a ordonné au porte-avions à propulsion nucléaire Charles de Gaulle de quitter la mer Baltique pour se rendre en Méditerranée afin d'aider à protéger les alliés, ajoutant qu'il serait accompagné de frégates et de son escadre aérienne.
Le Royaume-Uni, pour sa part, va renforcer la défense aérienne de sa base à Chypre, déployer des hélicoptères dotés de capacités anti-drones et envoyer le destroyer HMS Dragon dans la région, a annoncé le Premier ministre Keir Starmer.
L'Allemagne et l'Italie sont également favorables au renforcement du soutien militaire à Chypre et devraient envoyer des systèmes de défense et des navires de guerre dans la région.