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Haut-Karabakh : les familles face à l'exil

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Haut-Karabakh : les familles face à l'exil
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Après l'accord de cessez-le-feu au Haut-Karabakh, des familles azerbaïdjanaises attendent de retrouver la terre natale qu'ils ont fuie lors du précédent conflit il y a 30 ans. Au même moment, des familles arméniennes prennent la route de l'exil.

Originaire du Haut-Karabakh, Rovshan Bayramov a été contraint à l'exil avec sa famille il y a 30 ans. Artiste peintre, il vit à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan. Sur ces oeuvres, sa ville natale de Choucha, devenu Chouchi, après la prise de contrôle des forces arméniennes en 1992. Aujourd'hui l'histoire s'est inversée. La localité a été reprise par l'armée azerbaïdjanaise et la famille compte bien retourner s'y installer.

"Bien sûr, c'est impossible d'imaginer ce que cela va faire de retrouver sa terre natale des années après. Oui nous allons retourner à Choucha. On ne nous appellera plus des personnes déplacées. Nous allons vivre et travailler de nouveau sur notre terre", dit la mère de famill, Rugza Bayramova.

les Arméniens fuient Kalbajar

Au même moment, dans l'autre camp, d'autres familles, arméniennes, fuient. Dans la région de Kalbajar, certains préfèrent incendier leur maison plutôt que de pas la laisser à l'ennemi. Selon l'accord de cessez-le-feu, les forces arméniennes devaient commencer leur retrait ce dimanche de cette région, dont une partie revient sous le contrôle de l'Azerbaïdjan.

"Nous sommes à plusieurs heures du transfert de territoire de l'Arménie à l'Azerbaïdjan, mais les forces azerbaïdjanaises ont bloqué l'une des principales routes qui relient la région du Haut-Karabakh, à l'Arménie, de sorte que les gens doivent emprunter d'autres itinéraires. Beaucoup tentent d'évacuer cette zone, d'autres retournent chercher certains des biens qu'ils ont laissés dans leurs maisons qu'ils vont devoir abandonner.

Les troupes russes sont déjà dans la région. 2 000 militaires patrouilleront pour surveiller le cessez-le-feu. Un accord qui a été annoncé aux Arméniens au milieu de la nuit par un post sur Facebook. Cela a provoqué beaucoup de confusion. Les gens se sont demandés quel genre de trêve cela allait être, peut-être plus important encore... combien de temps elle allait durer", explique notre reporter à Kalbajar Anelise Borges.

Journaliste • Anne Devineaux