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Les commerçants britanniques se préparent à un Brexit sans accord au 1er janvier

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Les commerçants britanniques se préparent à un Brexit sans accord au 1er janvier
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Les négociations entre Britanniques et Européens pour tenter de conclure un accord post-Brexit ont fait quelques progrès mais des blocages persistent en particulier sur le sujet hypersensible de la pêche, ont indiqué lundi des diplomates européens.

"Les prochains jours sont importants" si l'on veut qu'un accord commercial entre les Britanniques et l'UE soit en place au 1er janvier 2021, a prévenu le négociateur européen, Michel Barnier.

Michael Roth a réaffirmé que l'UE voulait conclure "un accord juste" et instaurer avec le Royaume-Uni "des relations aussi étroites que possible". "Mais pas à n'importe quel prix", a-t-il averti. "Pas au détriment de nos concitoyens et concitoyennes, pas au détriment de notre économie et de nos normes environnementales et sociales".

Les discussions butent depuis le départ sur trois sujets: l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, la manière de régler les différends dans le futur accord et les conditions que les Européens exigent des Britanniques pour éviter toute concurrence déloyale.

Sans accord commercial, les échanges du Royaume-Uni avec l'UE se feront selon les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), synonymes de droits de douane et de quotas, au risque d'un nouveau choc pour des économies déjà fragilisées par le coronavirus.

Selon Tim Ryecroft, directeur de la fédération du secteur alimentaire britannique, les acteurs du secteurs ne peuvent pas "s'adapter complètement" en raison de l'incertitude des négociations. "Le 31 décembre est la pire période pour cette transition" indique-t-il, soulignant qu'avec Noël, "les entrepôts sont déjà pleins".

"La chaîne d'approvisionnement est également sous pression en raison des restrictions liées au Covid-19, les employés travaillent différemment, ce qui ralentit les procédures. Il s'agit donc d'une triple pression" explique-t-il.

Sa fédération estime que les droits de douane pourraient s'élever à +23% pour les importations, et +18% pour les exportations, cette hausse devant se répercuter sur les consommateurs.