DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Amertume sur la stratégie de négociation de la Commission européenne sur les vaccins

Access to the comments Discussion
Par Euronews
euronews_icons_loading
Amertume sur la stratégie de négociation de la Commission européenne sur les vaccins
Tous droits réservés  Oded Balilty/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
Taille du texte Aa Aa

Les vaccins contre le covid-19 font naître l'espoir d'une sortie de la pandémie. Mais pour l'Union européenne c'est pour le moment une épreuve de patience. Si trois sérums sont déjà autorisés par l'Agence européenne des médicaments, les stocks en revanche sont très faibles.

Cette situation entraine des retards sur l’ensemble du calendrier de la campagne de vaccination. "Toutes les phases planifiées, à commencer par la vaccination des personnes dans les maisons de retraite et des soignants les plus âgés, prend plus de temps que prévu. Cela signifie aussi que pour d'autres catégories de la population, les 65 ans et plus ou les personnes qui présentent des comorbidités, cette étape est reportée", explique Inge Neven, responsable du service de l’inspection de l’hygiène de la Commission communautaire commune de la région bruxelloise.

Si les derniers jours ont été difficiles pour la Commission européenne, la semaine a démarré par une bonne nouvelle. Le groupe Pfizer/ BioNTech a annoncé pour le second trimestre 75 millions de doses supplémentaires à destination de l'UE. Mais cette annonce n'enraye pas les critiques à l'encontre de la présidente de l'institution. Le porte-parole de la Commission, Eric Mamer, répond que depuis le début de la pandémie, l’équipe d’Ursula von der Leyen a tout fait pour parvenir "autant que possible à une réponse européenne cohérente et efficace, c'est ce sur quoi la Commission a travaillé à plein régime".

La présidente de la Commission s'est entretenue pendant le week-end avec les dirigeants des entreprises pharmaceutiques avec qui l'UE a passé des contrats. Cette rencontre avait, entre autre, pour but de trouver des solutions aux problèmes d'approvisionnement. AstraZeneca a promis 9 millions de doses supplémentaires. Mais ce geste ne sera pas suffisant pour honorer les livraisons de vaccin prévues pour le premier trimestre. Certains eurodéputés souhaitent plus. "Nous maintenons la pression sur la Commission et de son côté la Commission doit maintenir la pression sur les entreprises qui ont signé ces contrats", insiste l’eurodéputé Billy Kelleher (Renew Europe).

Moins de vaccins signifie un prolongement des restrictions ou des confinements et un bilan sanitaire toujours plus lourd. Tant que les questions de livraison ne seront pas réglées, les gouvernements de l'Union et la Commission doivent s'attendre à des journées difficiles.