L'impact concret de cette mesure d'économie controversée commence à se dessiner.
Un peu moins de 100 000 étudiants hors Espace économique européen seront privés d'aides personnalisées au logement (APL) au 1er juillet 2026, a appris Euronews de source proche du dossier à la CAF, citant des arbitrages ministériels en cours.
Ce chiffre, valable pour l'ensemble du territoire, concerne les étudiants étrangers non ressortissants de l'Union européenne qui ne bénéficient pas d'une bourse sur critères sociaux.
Dans un des départements de l'Ouest, cela représente plus de 1 000 allocataires bientôt exclus.
Inscrite dans la loi de finances, cette réforme a été adoptée au nom de la maîtrise des dépenses publiques et validée par le Conseil constitutionnel en début d'année, malgré les critiques de l'opposition de gauche et du monde associatif.
Pendant l'examen du texte, les législateurs affirmaient toutefois ne pas vouloir "remettre en question" les droits déjà acquis par les bénéficiaires de ces prestations. Les modalités finales seront précisées par un décret d'application qui, selon un responsable de la CAF, devrait être publié_"au dernier moment"_, juste avant l'entrée en vigueur au 1er juillet.
Selon une enquête de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), environ 22 % des étudiants vivent avec moins de 100 euros par mois après paiement de leur loyer. Près de 38 % disposent de moins de 150 euros mensuels pour se nourrir, se déplacer et maintenir une vie sociale. Au total, un étudiant sur deux vit avec moins de 200 euros par mois une fois le loyer réglé.
Qu'en disent les experts ? Et comment les étudiants concernés s'y préparent-ils ? À (re)lire dans notre article.