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Alors que l'UE accuse un retard, la Hongrie commence à utiliser le vaccin chinois

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Alors que l'UE accuse un retard, la Hongrie commence à utiliser le vaccin chinois
Tous droits réservés  Robert Michael/(c) dpa-Zentralbild
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L'UE peut-elle rattraper son retard en matière de vaccination ? AstraZeneca ne pourra délivrer que la moitié des doses promises pour le deuxième trimestre mais le laboratoire assure qu'il pourrait compenser en augmentant sa production au sein et en dehors du territoire européen.

Interviewée par un quotidien allemand, Ursula von der Leyen s'est montrée compréhensive avec les fabricants de vaccins qui "n'ont jamais été confrontés à un tel défi". La présidente de la Commission européenne a aussi déclaré que les problèmes qui se posent "peuvent être résolus à l'amiable".

La pénurie de vaccins continue d'entraîner un retard des campagnes de vaccination dans les pays de l'UE. La Belgique a été contrainte de reporter à la fin du mois de mars la vaccination des plus de 65 ans.

Face aux retard, la Hongrie continue de faire bande à part. Budapest commence mercredi à utiliser le vaccin du laboratoire chinois Sinopharm, qui n'est pourtant pas autorisé par l'Union européenne. Une première dans l'UE. Et ce n'est pas la première fois que la Hongrie se démarque, puisqu'elle a aussi eu recours au vaccin russe Spoutnik V.

L'Ukraine va chercher de l'aide ailleurs

D'autres gouvernement se tournent vers des pays extérieurs à l'Europe. Également confrontée à des retards importants, l'Ukraine a enfin démarré sa campagne de vaccination ce mercredi. Elle était censée démarrer avec le vaccin de Pfizer/BioNTech fourni par le programme onusien Covax. Mais il n'a toujours pas été livré.

Très critiqué, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis ces problèmes d'approvisionnement sur le compte de la concurrence des pays riches, qui auraient monopolisé les commandes. 500 000 doses du vaccin d'AstraZeneca produites en Inde ont finalement été réceptionnés. Mais cela reste peu pour un pays de 40 millions d'habitants.

De son côté, craignant une troisième vague de coronavirus, la Roumanie a également entamé son processus de vaccination des enseignants. En plus des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca, le pays devrait recevoir 8 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson en avril.