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L'Italie bloque l'exportation de doses du vaccin d'Astrazeneca vers l'Australie

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Un centre de vaccination à Rome, Italie, le 15 février 2021
Un centre de vaccination à Rome, Italie, le 15 février 2021   -   Tous droits réservés  Andrew Medichini/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
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Elles sont produites sur le sol européen mais n'iront pas en Australie. L'exportation de doses du vaccin d'AstraZeneca vers l'Océanie a été bloquée par l'Italie. C'est la première fois qu'un Etat membre fait appliquer le mécanisme de contrôle mis en place par Bruxelles.

Rome l'a annoncé jeudi mais a fait part de sa décision le 26 février à la Commission européenne, qui n'a émis aucune objection.

Ce refus d'exportation portait sur 250 700 doses alors que le laboratoire suédo-britannique a annoncé en janvier ne pouvoir livrer au premier trimestre qu'un tiers des 120 millions de doses qu'il avait initialement promises aux 27 Etats membres de l'UE

L'Italie a justifié sa décision par "la pénurie persistante de vaccins et les retards d'approvisionnement de la part d'AstraZeneca" dans l'UE et en Italie, la "quantité importante" de doses concernées.

L'Australie a demandé la révision de cette décision, même si le nombre de doses reste relativement faible comparé aux 50 millions de doses que le pays doit produire sur son sol et alors que le vaccin Pfizer a commencé à être administré.

"Rome a pris cette décision après avoir évalué le fait que le pays bénéficiaire, l'Australie, n'est pas un pays vulnérable", explique Elena Cavallone, correspondante d'euronews à Bruxelles. "Rome a aussi tenu compte du fait qu'en Italie et en Europe, il y a une pénurie de doses, et, bien sûr, des retards d'AstraZeneca dans la livraisonCette initiative est parfaitement conforme à la position adoptée par le Premier ministre italien, Mario Draghi, qui a déclaré, lors du dernier sommet européen que l'Union européenne devrait bloquer l'exportation de doses produites dans l'UE par les entreprises qui ne respectent pas leurs contrats avec l'UE. Signe que Bruxelles va probablement à l'avenir s'affirmer davantage vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques."