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Accélération de la vaccination en Europe : le rythme augmente en France, en Espagne, en Allemagne

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Par euronews  avec AFP, AP
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Accélération de la vaccination en Europe : le rythme augmente en France, en Espagne, en Allemagne
Tous droits réservés  Alvaro Barrientos/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved

Symbole de l'accélération promise de la campagne de vaccination contre le Covid-19, le Stade de France a ouvert ses portes aux premières injections mardi, jour J aussi pour des millions d'enfants et de parents qui renouent avec l'école à la maison non sans difficultés.

Alors qu'une étude (voir ci dessous)* tout juste parue affirme qu'une personne sur trois qui a surmonté le Covid-19 a eu des problèmes neurologiques ou psychiatriques dans les six mois suivant l'infection, nombreux sont ceux qui se sont présentés pour se faire vacciner, certains plus volontaires que d'autres.

"J'ai eu une heure d'attente. J'étais à l'heure à mon rendez-vous, dix minutes d'avance, donc j'ai fait une heure (d'attente, NDLR). C'est un peu beaucoup pour nous qui prenons un peu d'âge", témoigne Samuel Polvé, retraité de 78 ans.

Et il y aurait une certaine confusion entre Moderna et AstraZeneca comme l'explique Zayeb Maliki, standardiste du centre de vaccination du Stade de France :

"Souvent, on nous demande Pfizer donc depuis le début, on nous demandait Pfizer, Pfizer, Pfizer. Et aujourd'hui, on se retrouve à court de Pfizer. Les personnes ont une certaine réticence avec Moderna."

Le Stade de France a rejoint d'autres enceintes comme le Vélodrome à Marseille, le Groupama Stadium à Lyon (10 000 injections pendant le weekend de Pâques) dans la liste des grands centres de vaccination voulus par le gouvernement. Huit établissements hospitaliers militaires sont désormais aussi ouvert au public.

L'objectif est d'administrer 10 millions de doses injectées d'ici la mi-avril.

Espagne

L'Espagne accélère également sa campagne de vaccination dans le but de s'assurer que 33 millions d'Espagnols et d'Espagnoles auront été vaccinés d'ici la fin du mois d'août.

Pedro Sánchez, Premier ministre espagnol, s'est adressé à eux à ses concitoyens hier encore :

"Nous devons encore nous protéger et c'est ce que je voudrais transmettre à nos compatriotes : nous ne pouvons pas baisser la garde, nous ne pouvons pas encore nous détendre, donc je demande un effort supplémentaire."

Allemagne

En Allemagne, les vaccins contre le Covid-19 sont désormais administrés dans les cabinets médicaux. Les autorités espèrent que cela donnera un élan significatif à la campagne de vaccination.

"L'élément constitutif des cabinets médicaux est l'élément le plus important de tout le puzzle. Si nous l'avions intégré dès le début, nous serions plus avancé maintenant", explique Oliver Funken, médecin généraliste.

L'Allemagne, ainsi que l'Union européenne dans son ensemble, a pris du retard par rapport aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et ce notamment en raison de la lenteur de l'approvisionnement en vaccins. Nombreux se plaignent aussi de l'excès de bureaucratie et de paperasserie.

Hongrie

Pendant ce temps, la Hongrie, ayant vacciné environ un quart de sa population de 10 millions d'habitants, assouplit certaines restrictions.

Auparavant, le pays affichait l'un des taux de mortalité hebdomadaire par habitant les plus élevés au monde. Aujourd'hui, le Premier ministre Viktor Orban estime que la balance penche en faveur d'une réouverture progressive de l'économie.

Étude* parue dans The Lancet Psychiatry

Une personne sur trois qui a surmonté le Covid-19 a donc eu des problèmes neurologiques ou psychiatriques dans les six mois après l'infection.

L'anxiété (17 %) et les troubles de l'humeur (14 %) étaient les diagnostics les plus fréquents, selon l'étude, parue dans le journal spécialisé The Lancet Psychiatry.

L'incidence des atteintes neurologiques telles que les hémorragies cérébrales (0,6 %), les accidents vasculaires cérébraux (2,1 %) et la démence (0,7 %) était globalement plus faible, mais le risque était généralement plus élevé parmi les patients qui avaient été gravement malades.

En analysant les dossiers de santé électroniques de 236 379 patients atteints de Covid-19, les auteurs relèvent que 34 % ont eu un diagnostic de maladie neurologique ou psychiatrique dans les six mois suivant l'infection.

Pour 13 % de ces personnes, il s'agissait de leur premier diagnostic neurologique ou psychiatrique.

Le risque de développer des troubles à long terme est accru chez les patients hospitalisés pour Covid-19 sévère. Ainsi, 46 % des patients admis en réanimation ont eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques six mois après l'infection.

Près de 7 % des patients qui avaient été en réanimation ont fait un AVC ultérieur, 2,7 % une hémorragie cérébrale et près de 2 % ont développé une démence, contre respectivement 1,3 %, 0,3 % et 0,4 % de ceux non hospitalisés.

Les chercheurs ont également examiné les données de plus de 100 000 patients ayant eu un diagnostic de grippe et celles de plus de 236 000 patients avec un diagnostic d'infections respiratoires.

Le risque de diagnostics neurologiques ou psychiatriques était dans l'ensemble de 44 % plus élevé après le Covid-19 qu'après la grippe, et de 16 % plus élevé qu'après une infection des voies respiratoires.