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Nucléaire iranien : reprise des négociations à Vienne dans un climat tendu

Par euronews avec AFP
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Nucléaire iranien : Khamenei contre des discussions qui traîneraient "en longueur"
Nucléaire iranien : Khamenei contre des discussions qui traîneraient "en longueur"   -   Tous droits réservés  IRIB
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Téhéran a pris la décision d'enrichir son uranium à hauteur de 60% en la présentant comme une "réponse" au "terrorisme nucléaire" d'Israël.

Les discussions pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien s'étaient achevées la semaine dernière à Vienne sur une note positive. Elles reprennent ce jeudi, sur un ton plus pesant. Le guide suprême Ali Khamenei a d'abord prévenu : pas question que ces négociations s'éternisent.

Et surtout, l'Iran a fait monter la pression en ayant annoncé mardi soir porter le seuil maximal de ses activités d'enrichissement d'uranium de 20% à 60%, ce qui rapprocherait la République islamique de seuil des 90% nécessaire à une utilisation militaire.

Après un bon départ, "c'est vrai que cela complique les choses", dit-il à l'AFP avant une nouvelle réunion des Etats parties à l'accord (Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine, Russie et Iran), prévue à 12h30 heure locale (10h30 GMT).

Berlin, Paris et Londres juge cette annonce contraire à l'esprit "constructif" des négociations. Et le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken va jusqu'à parler de provocation. "Nous prenons très au sérieux l'annonce provocatrice de l'intention de l'Iran de commencer à enrichir de l'uranium à 60 % et les P5+1 devraient être unis pour rejeter cette décision", a-t-il déclaré.

"Cette mesure remet en question le sérieux de l'Iran en ce qui concerne les pourparlers, tout comme elle souligne l'impératif de revenir à un respect mutuel de l'accord", a-t-il ajouté.

L'Iran attend une levée des sanctions imposées par Donald Trump après le retrait des Etats-Unis de l'accord en 2018. Celui-ici prévoyait un allègement progressif des sanctions contre Téhéran en échange d'une réduction drastique de ses activités nucléaires.

L'Iran présente sa décision d'enrichir l'uranium à hauteur de 60% comme une "réponse" à l'explosion de son usine d'enrichissement de Natanz survenue dimanche, et que le pays attribue à Israël. Téhéran affirme également que cet uranium enrichi à 60% serait destiné à la fabrication de "produits radiopharmaceutiques".