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Solidarité pour la Pâques orthodoxe à Athènes

Par euronews
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Solidarité pour la Pâques orthodoxe à Athènes
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En temps normal, au moment de Pâques, les Chrétiens orthodoxes partagent un repas réconfortant en famille. Mais pour nombre d’entre eux, prendre un simple repas de base est hors de portée. Giorgios Gaitanis en fait partie. Ce cuisinier de 58 est sans emploi depuis octobre dernier. Il vit désormais dans la rue.

"Je dors dans des squares, dans des parcs, je suis sans abri. Heureusement il y a ce groupe et on nous sert un repas chaque jour. Qui nous aidera ? L’effort qu’ils font pour nous est vital. J’ai de gros problèmes cardiaques. J’ai une maladie cardiaque et du diabète. Qui me donnera quelque chose à manger, qui m’aidera ?", se demande Giorgos.

Tout a commencé en 2011, quand Konstantinos a décidé d’agir pour nourrir les sans-abris d’Athènes. Il a créé une cuisine sociale, "The Other human". Il a commencé en cuisinant pour 60 à 70 personnes par jour. Aujourd’hui ce sont 250 à 300 personnes qu'il nourirt au quotidien. Le groupe accepte les dons de nourriture des particulier, des entreprises et des ONG.

"Ici des gens de nationalités et d'horizons divers s'entraident et font des dons de nourriture à ceux qui sont dans le besoin. On fournit aussi des couches et du lait pour bébé. Nous sommes une société ouverte pleine d'amour, de solidarité et de respect", explique Konstantinos Polychronopoulos, le fondateur de "The other human".

A part de la nourriture, pendant la semaine Sainte, les volontaires distribuent des chocolats, des bougies de Pâques et de petits pains. Parmi ces volontaires, Grigoria Mauroikadi. Une fois par semaine, cette professeure d'Anglais rejoint l'équipe avec son fils de 12 ans Michalis.

"J'emmène mon fils pour qu'il voit que la vie n'est pas la même pour tous. Je veux qu'il comprenne que les privilégiés peuvent aider ceux qui en ont besoin. Au lieu de profiter des coutumes de Pâques, j'ai pensé venir ici pour lui montrer les conditions de vie de plein de gens. Chacun et peut et devrait aider", raconte Grigoria Mauroidaki, une volontaire de 37 ans.

Après plusieurs années de crise économique puis de pandémie, de nombreux Grecs savent ce que c'est que de manquer de choses basiques. La solidarité montre à quel point il est important d'avoir un filet de sécurité pour ceux qui sont dans le besoin.