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Diffusion de photos d'exactions du groupe État islamique : Marine Le Pen et Gilbert Collard relaxés

Marine Le Pen et Gilbert Collard en juin 2017
Marine Le Pen et Gilbert Collard en juin 2017 Tous droits réservés AFP
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Par euronews
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La 14e chambre correctionnelle a reconnu "une vocation informative" dans la diffusion de ces images, qui "s'inscrit dans une démarche de protestation politique".

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Ils étaient poursuivis pour avoir diffusé des photos d'exaction de l'Etat islamique ; Marine Le Pen et Gilbert Collard ont été relaxés ce mardi par la justice française.

C'est peu après les attentats de 2015 que Marine Le Pen avait relayé trois photos d'exactions du groupe djihadiste en y ajoutant les mots: "Daesh, c'est ça!", en réponse à un journaliste, qui selon elle, avait dressé un parallèle entre le groupe EI et le Front national lors d'une émission.

Gilbert Collard, alors député du Gard, avait relayé le même jour sur ses comptes Facebook et Twitter la photo d'un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire : "Bourdin compare le FN à Daesh: le poids des mots et le choc des bobos!".

La 14e chambre correctionnelle a reconnu la "vocation informative" de la publication de ces photos, qui "s'inscrit dans une démarche de protestation politique".

Le tribunal a par ailleurs jugé qu'elle ne revêtait "aucun caractère prosélyte dès lors que les images étaient accompagnées des commentaires" rédigés par les élus qui n'ont ainsi pas "banalisé" ou "présenté sous un jour favorable la violence".

Le tribunal a donc relaxé les deux prévenus, à la grande satisfaction de leurs avocats, présents au délibéré. "C'est une grande victoire pour le droit car était en jeu dans ce dossier la liberté d'expression, cette liberté d'expression a été reconnue comme totale pour un responsable politique de premier rang", a déclaré à la presse Rodolphe Bosselut, conseil de Marine Le Pen.

La présidente du RN et l'eurodéputé étaient poursuivis pour diffusion de messages violents ou portant gravement atteinte à la dignité humaine, susceptibles d'être vus par un mineur. Le parquet avait requis 5 000 euros d'amende contre Marine Le Pen et Gilbert Collard.

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