Mitterrand président, c'était le 10 mai 1981. 40 ans plus tard, où en est la gauche ?

Paris, le 10 mai 1981 : "le peuple de gauche" célèbre la victoire de François Mitterrand
Paris, le 10 mai 1981 : "le peuple de gauche" célèbre la victoire de François Mitterrand Tous droits réservés Paul Chiasson/AP
Par Vincent MénardAFP
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Le "peuple de gauche" se souvient de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la France le 10 mai 1981 et rêve d'un retour au pouvoir en 2022.

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10 mai 1981, il y a tout juste quarante ans, "le peuple de gauche" envahit les rues de Paris pour célébrer la victoire de François Mitterrand au deuxième tour de l'élection présidentielle.

Après deux échecs dans sa course à l'Elysée, le candidat socialiste sort alors vainqueur de son duel avec le sortant Valéry Giscard d'Estaing.

Le premier président de gauche de la Ve République restera quatorze ans au pouvoir, malgré les difficultés économiques, deux cohabitations avec la droite et une longue maladie qui le ronge de l'intérieur.

Quarante ans après ce jour vécu comme une révolution par ses partisans et comme un cauchemar par la droite, qu'en est-il de son héritage ?

Pour en débattre, des grands noms de la "Mitterrandie" comme l'ex-Premier ministre Lionel Jospin, la maire de Paris Anne Hidalgo et son lointain successeur François Hollande se sont donnés rendez-vous au Creusot.

Au-delà de la nostalgie, la présidentielle de 2022 est dans toutes les têtes et la gauche jugée plutôt moribonde.

François Hollande, ex-président français : "Aujourd'hui, elle (ndlr: la gauche) est divisée, elle l'était déjà en 1981 mais il y avait ce grand Parti socialiste qui avec François Mitterrand a permis - même s'il y avait une séparation au premier tour - un rassemblement au second. C'est ce qu'il faut toujours imaginer, c'est-à-dire une force avec une incarnation qui à un moment permet la victoire."

François Hollande en appelle à une "accélération de l'Histoire" pour faire en un an ce que François Mitterrand a réussi en dix : du congrès d'Epinay en 1971 à la présidentielle de 1981.

Ce n'est pas gagné si l'on en croit les sondages selon lesquels seul un électeur sur quatre envisage de voter pour la gauche en 2022.

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