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Affaire Bygmalion : six mois de prison ferme requis contre Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy devant la cour le 15 juin
Nicolas Sarkozy devant la cour le 15 juin Tous droits réservés AFP
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Par euronews
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En mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ex-président de la Ve République française à être condamné à de la prison ferme dans l'affaire dite "des écoutes". Cette fois, les procureurs requièrent six mois de prison ferme dans l'affaire Bygmalion.

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Un an de prison dont six mois avec sursis et 3.750 euros d'amende requis à l'encontre de Nicolas Sarkozy. L'ancien président français était jugé depuis le 20 mai devant le tribunal correctionnel de Paris pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.

A la fin d'un réquisitoire, les procureurs ont souligné la "totale désinvolture" de l'ex-chef de l'Etat dans la gestion des finances d'une campagne "en or massif", qui a coûté près du double du plafond autorisé.

Contrairement à ses 13 co-prévenus -des anciens cadres de Bygmalion, l'agence de communication de la campagne, et de l'UMP-, Nicolas Sarkozy n'a pas été pas jugé pour le système de double facturation imaginé pour masquer l'explosion des dépenses autorisées pendant sa campagne.

Le prix réel des quelque 40 meetings organisés par l'agence événementielle Bygmalion avait été drastiquement réduit, et le reste -80% des factures- réglé par l'UMP (devenu LR), au nom de conventions fictives du parti.

Nicolas Sarkozy comparaissait pour "financement illégal de campagne" uniquement.

L'accusation a estimé que l'ex-président a laissé filer les dépenses, malgré plusieurs alertes claires sur les risques de dépassement, et ainsi "incontestablement" bénéficié de la fraude, qui lui a permis de disposer de "moyens bien supérieurs" à ce qu'autorisait la loi: au moins 42,8 millions au total.

En mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ex-président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme (trois ans dont un ferme), pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite "des écoutes".

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