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Après le coup de force de son président, la Tunisie reste dans l'incertitude

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Par Laura Berlioz
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Après le coup de force de son président, la Tunisie reste dans l'incertitude
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La Tunisie est désormais coupée en deux. D'un côté, les partisans du chef du parti islamo conservateur Ennahda, Rached Ghannouchi. De l'autre, ceux qui soutiennent le président. Ce dernier s'est octroyé le pouvoir exécutif pour répondre aux attentes d'une partie du peuple qui accuse le gouvernent d'une mauvaise gestion de la crise sanitaire. Kaïs Saïed a ordonné la suspension des travaux du Parlement pour un mois et limogé le chef du gouvernement. Rached Ghannouchi dénonce un coup d'Etat :

" I__l n'y a pas que nous. C'est la position de l'ensemble de la classe politique tunisienne qui rejette ces annonces Nous appelons au retour au système démocratique et à l'attachement aux principes de la révolution et non à un retour au despotisme ou à la règle d'un homme."

Une crise qui inquiète la communauté internationale

L'ONU lance un appel au calme et le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a rappelé à son homologue tunisien la nécessité de nommer rapidement un nouveau premier ministre et un gouvernement.

De son côté, Kaïs Saïed s'appuie sur la solidarité de ses voisins. Il a rencontré les ministres des Affaires étrangères de l'Algérie et du Maroc.

" Les prochains jours seront très difficiles, politiquement. Je m'attends à ce que le président donne un cap pour les prochaines étapes. J'attends également de nouveaux décrets pour responsabiliser les corrompus et le rétablissement de la voie politique. Cela signifie qu'il y aura une nouvelle étape politique, qui peut être une nouvelle dictature, c'est sur la table.", détaille Nizar Makni, analyste politique et journaliste écrivain

La Tunisie était le modèle modèle démocratique des printemps arabes. Déjà touchée par une crise économique aggravée par la pandémie, sa démocratie est désormais en danger. Le pays attend la feuille de route politique de son président pour avancer.