Nabil Ammar, ambassadeur de Tunisie pour l'UE, répond en exclusivité aux questions d' Euronews

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Par Laura Berlioz
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Crise politique, limogeage de membres du gouvernent, gel des activités du parlement... L'ambassadeur de Tunisie pour l'Union européenne, Nabil Ammar, répond aux questions d'Euronews sur la situation en Tunisie.

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Le président Kaïs Saïed a nommé une nouvelle ministre de l'Économie et des finances et un autre des communications au moment où les Nations unies expriment leurs inquiétudes quant à la situation en Tunisie. Depuis qu'il s'est octroyé les pleins pouvoirs le 25 juillet, Kaïs Saïed fait face à de fortes critiques dans son pays.

"Toutes ces dernières années en Tunisie nous avons vécu, en tant que Tunisiens, au rythme des scandales, les uns plus gros que les autres, sans en voir la solution, sans en voir des jugements, sans en voir la progression. On entendait un scandale qui éclate, l’un plus gros que l’autre, et quelques jours après, plus rien… un autre scandale ! Mais ça ne peut plus continuer comme ça !", explique Nabil Ammar, ambassadeur de Tunisie pour l'Union européenne.

Trois membres du parlement on été arrêtés ce week-end, trois opposants au président. Ses détracteurs parlent d'une purge.

"Si la justice suit son cours, je n’interfère pas je n’établirais aucun jugement je ne suis pas habilité à le faire. La justice devrait être indépendante mais s’ils n’ont rien à se cacher où est le problème d' apparaître devant la justice et de se défendre, où est le problème ? Moi, si j’avais été député avec des soupçons sur ma tête, je me présenterais devant le juge pour clarifier les choses, mais je ne me cacherai pas derrière une immunité.", poursuit l'ambassadeur.

Rached Ghannouchi, chef du parti d'opposition Enardha, présidait le Parlement dont Kaïs Saïed a suspendu les activités. Plusieurs membres de gouvernement ont aussi été limogés.

Rached Ghannouchi dénonce un coup d'Etat. La Tunisie traverse une crise politique majeure aggravée par la mauvaise gestion de la pandémie. Kais Saied veut reprendre la main il est accusé de mettre en danger la démocratie. Le président tunisien n'a toujours pas nommé son nouveau Premier ministre.

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