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COP26 : les défenseurs de la planète ne partagent pas l'optimisme affiché par certains

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Par Euronews  avec AFP
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COP26 : les défenseurs de la planète ne partagent pas l'optimisme affiché par certains
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A la COP26, certains veulent y croire.

Selon le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, si les engagements climatiques annoncés à ce jour sont bel et bien tenus intégralement et dans les délais, la hausse des températures mondiales se limiterait à 1,8° d'ici 2100.

Le directeur de l'Institut de Potsdam pour la recherche sur le changement climatique avance quant à lui le chiffre d'1,9°. "La différence est énorme entre il y a deux jours, quand nous étions encore sur une trajectoire de 2,7 degrés, et aujourd'hui où nous suivons une trajectoire de 1,9 degré. L'Inde promet zéro émission nette d'ici 2070. Cela peut sembler peu significatif, mais cela fait pencher complètement la balance puisqu'on passe d'une trajectoire de 2,7 à à 1,9 degré", souligne Johan Rockstrom.

"Promesses creuses" et "bla bla"

L'optimisme affiché par certains n'est en tout cas pas partagé par les défenseurs de l'environnement.

Accusant les grands de ce monde de lancer des promesses creuses, les jeunes doivent descendre dans la rue ce vendredi à Glasgow pour pousser les gouvernements à agir, à la fin de la première semaine de la conférence climat.

"Jusqu'ici, nous avons entendu beaucoup de paroles de la part des dirigeants du monde (...) Des manifestations comme celle-là mettent la pression sur les gens au pouvoir, et nous savons que ce mouvement doit grossir pour obtenir les changements dont nous avons besoin pour assurer la sécurité des générations présentes et futures", a commenté la militante ougandaise Vanessa Nakate.

A la veille de la manifestation de ce vendredi, la militante écologiste suédoise Greta Thunberg a dénoncé sur Twitter les débats en cours à la COP26 : "Ce n'est plus une conférence climat. C'est un festival de greenwashing des pays riches. Une célébration de deux semaines du business as usual et du bla bla".

Le retour des manifestations depuis quelques semaines

Inspirés par la jeune Suédoise Greta Thunberg, des millions de jeunes sont descendus dans la rue à travers le monde en 2019 pour réclamer à leur dirigeants d'agir plus vite et plus fort contre le réchauffement de la planète.

Interrompues par la pandémie de Covid-19, ces manifestations hebdomadaires du vendredi reprennent depuis quelques semaines, avec toujours à leur tête leur égérie Greta Thunberg dont les formules choc se retrouvent sur les banderoles.