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Japon : un nouveau ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement post-électoral

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Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
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Le Premier ministre japonais Fumio Kishida entouré par les membres de son nouveau gouvernement, Tokyo, Japon, le 10 novembre 2021
Le Premier ministre japonais Fumio Kishida entouré par les membres de son nouveau gouvernement, Tokyo, Japon, le 10 novembre 2021   -   Tous droits réservés  David Mareuil /2021 Anadolu Agency / Pool

Fort de sa victoire aux législatives du 31 octobre, le Premier ministre japonais Fumio Kishida a été aisément reconfirmé mercredi à son poste par le Parlement et a reformé tel quel son gouvernement, hormis un nouveau ministre des Affaires étrangères.

M. Kishida, 64 ans, a pris la tête du Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) en septembre après que l'ancien Premier ministre Yoshihide Suga, très impopulaire, a décidé de ne pas se représenter au bout d'un an de mandat. M. Kishida a ensuite conduit le PLD à une victoire très nette aux élections législatives.

Son gouvernement est à peine remanié: seul Yoshimasa Hayashi, 60 ans, succède aux Affaires étrangères à Toshimitsu Motegi, qui avait été nommé secrétaire général du PLD au lendemain des législatives.

M. Hayashi, qui a fait ses études à Harvard, a déjà occupé plusieurs portefeuilles par le passé, notamment la Défense, l'Agriculture et l'Education.

Il est à la tête d'un groupe de parlementaires qui promeut les relations entre le Japon et la Chine, et a été qualifié par certains analystes de modéré en ce qui concerne les rapports avec Pékin.

La priorité de M. Kishida sera l'adoption d'ici à la fin de l'année d'un budget supplémentaire pour financer un nouveau plan de relance massif face à la crise provoquée par la pandémie.

Le budget pour ce plan devrait s'élever à environ 30 000 milliards de yens (230 milliards d'euros) selon les médias locaux.

Le plan comprend la distribution de 100 000 yens (765 euros), pour moitié en espèces et l'autre en bons d'achat, aux jeunes du pays âgés de 18 ans et moins à l'exception des familles dont le revenu annuel est supérieur à 9,6 millions de yens (quelque 73 000 euros).

Au printemps 2020, le premier plan d'aide du gouvernement nippon face à la pandémie avait lui aussi compris une allocation forfaitaire individuelle de 100 000 yens, mais uniquement en espèces et pour tous les résidents de l'archipel, quels que soient leur âge et leur niveau de ressources.

Le PLD et son partenaire de coalition, le Komeito (centre-droit), ont réussi peu ou prou à maintenir leurs positions aux législatives, totalisant à eux deux 295 sièges, contre 305 dans la précédente législature, selon les résultats définitifs du scrutin.

Sur les 465 sièges à la Chambre basse de la Diète, 45 seulement sont occupés par des femmes. Il n'y a par ailleurs que trois femmes parmi les 20 ministres sous M. Kishida.

Selon Michael Cucek, professeur d'études asiatiques au campus japonais de l'université Temple, "le principal message de ces élections est que nous allons avoir de la continuité".

La politique économique de M. Kishida sera "presque identique" à celle des "Abenomics", cette stratégie conçue par l'ancien Premier ministre Shinzo Abe combinant relance budgétaire et politique monétaire très accommodante, rappelle M. Cucek.

Shinzo Abe avait démissionné en 2020 pour raisons de santé et avait été remplacé par M. Suga. Mais M. Abe demeure très influent au sein du PLD, dont il contrôle la principale faction.