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Crise migratoire aux frontières européennes : les pressions diplomatiques augmentent

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Par euronews
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Un homme, un migrant, tenant dans ses bras un bébé, debout aux côtés d'un autre enfant dans le froid, à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, 10 novembre 2021
Un homme, un migrant, tenant dans ses bras un bébé, debout aux côtés d'un autre enfant dans le froid, à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, 10 novembre 2021   -   Tous droits réservés  Ramil Nasibulin/BelTA

La crise migratoire aux frontières de l'Europe bat son plein. Les efforts diplomatiques s'intensifient. Mais sur le terrain, la souffrance de 3000 à 4000 migrants confrontés à des températures glaciales, avec peu ou pas de nourriture, suscite l'inquiétude. Au moins dix personnes sont mortes ces dernières semaines, dont sept sur le sol polonais, selon le quotidien Gazeta Wyborcza.

Leonid Shcheglov/BelTA
Des migrants portent leur ami malade tandis que d'autres, originaires du Moyen-Orient et d'ailleurs, se rassemblent à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, 8/11/2021Leonid Shcheglov/BelTA

Et les deux parties campent sur leur position. L'Union européenne accuse le Bélarus d'être responsable d'un "trafic" de vies humaines en attirant des migrants désespérés à la frontière polonaise. Le Bélarus rejette ces allégations et accuse les Européens de bafouer les droits de l'homme.

La chancelière allemande Angela Merkel a demandé au président russe d'user de son influence sur le Bélarus :

"J'ai eu le président russe Vladimir Poutine au téléphone aujourd'hui et je lui ai demandé d'agir auprès du président Loukachenko. Car les gens sont utilisés ici, ils sont pour ainsi dire victimes d'une politique hostile aux êtres humains."

Juste avant, la Russie avait envoyé deux avions militaires pour patrouiller dans l'espace aérien du bélarus, ce qui pourrait accroître les tensions.

Moscou a accusé la Pologne de provoquer la crise en renforçant la sécurité de ses frontières et proposé à Bruxelles d'aider financièrement le Bélarus, comme cela a été le cas pour la Turquie.

La commission européenne marche sur un fil, prise entre les sanctions à infliger au Bélarus et les besoins humanitaires des migrants pris au piège.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a expliqué :

"Nous allons examiner la possibilité de sanctionner les compagnies aériennes qui facilitent le trafic d'êtres humains vers Minsk et ensuite vers la frontière entre l'UE et le Bélarus."(...) "Il est important que les agences des Nations Unies aient accès aux migrants côté bélarus dans cette situation très, très difficile dans laquelle se trouvent ces personnes innocentes."

Et même si les Européens se montrent divisés sur le financement de clôtures à nos frontières, la commission ne veut pas entendre parler de bâtir des murs, alors que celui de Berlin est tombé il y a 32 ans seulement.

Les Nations unies et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ont exprimé leur inquiétude face à cette crise humanitaire. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU a été convoquée ce jeudi.

Sources additionnelles • AP, AFP