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Joe Biden annonce "l'élimination" en Syrie du chef du groupe État islamique

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Par euronews  avec AFP, AP
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Maison située dans le village d'Atmeh où se trouvait le chef du groupe Etat islamique, après le raid des forces spéciales américaines, le 3 février 2022
Maison située dans le village d'Atmeh où se trouvait le chef du groupe Etat islamique, après le raid des forces spéciales américaines, le 3 février 2022   -   Tous droits réservés  AP Photo/Ghaith Alsayed

L'armée américaine a "éliminé du champ du bataille" le dirigeant du groupe État islamique (EI) Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi lors d'une opération conduite dans le nord de la Syrie dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé Joe Biden, le président des Etats-Unis.

La Maison Blanche a publié sur son compte twitter une photo où Joe Biden, entouré de sa vice-présidente Kamala Harris et de son état-major, est en train de suivre en direct cette opération, un cliché qui n'est pas sans rappeler celui où le président Barack Obama et son cabinet (dont Joe Biden, alors vice-président) suit une autre opération, celle qui s'était conclue par la mort d'Oussama ben Laden, le 2 mai 2011 au Pakistan.

PETE SOUZA/Maison Blanche/AFP
Barack Obama et son cabinet assistant depuis la "sitaution room" de la Maison Blanche à l'opération qui s'est conclue par la mort d'Oussama Ben Laden, le 2 mai 2011PETE SOUZA/Maison Blanche/AFP

Tué par une bombe qu'il portait

Des membres des forces spéciales américaines ont donc lancé un raid la nuit dernière sur la maison où se trouvait le dirigeant du groupe État islamique, un maison située dans le village d'Atmé dans la province d'Idleb et non loin de la frontière turque.  

Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi est mort dans une explosion qu'il a lui-même causée lors de cette opération, a fait indiqué un haut responsable de la Maison Blanche.

"Au début de l'opération, la cible terroriste a fait exploser une bombe qui l'a tué ainsi que des membres de sa propre famille dont des femmes et des enfants", a indiqué cette source.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, l'ONG basée au Royaume-Uni, a, elle, indiqué que 13 personnes, dont quatre enfants et deux femmes, avait été tuées dans ce raid.

Tous les soldats américains qui ont participé à cette opération sont sains et saufs, a précisé le président des Etats-Unis

Joe Biden s'est ensuite exprimé plus tard ce jeudi en direct à la télévision, où il a assuré que l'armée américaine avait "éliminé une menace terroriste majeure". Il a également expliqué qu'il avait privilégié une opération commando "pour éviter des victimes civiles". Revenant sur la mort du dirigeant du groupe Etat islamiste, le locataire de la Maison Blanche a déclaré qu'Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurayshi s'était fait exploser "dans un ultime geste de couardise". Enfin, Joe Biden s'est adressé directement aux dirigeants des groupes terroristes dans le monde en les prévenant que "nous sommes à vos trousses".

Opération héliportée

Les forces spéciales américaines sont arrivées sur place en hélicoptère, après avoir décollé d'une base dans la ville à majorité kurde de Kobané. L'un de ces appareils a dû être détruit, à la fin de l'opération, car victime d'un "problème mécanique" selon une responsable américain.

Au sol des affrontements ont ensuite éclaté. Les échanges de tirs entre les "Bérets verts" et les combattants du groupe État islamique auraient duré au moins "deux heures" ont indiqué des habitants d'Atmé, qui avaient été exhortés à quitter la zone avant le début de l'opération.

Washington avait offert jusqu'à 10 millions de dollars pour toute information permettant l'identification ou la localisation d'Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, également connu sous le nom d'Amir Muhammad Sa’id Abdal-Rahman al-Mawla

Département d'État des États-Unis / AFP
Fiche postée sur twitter par les autorités américaines promettant une récompense pour toute information permettant la capture d'Abou Ibrahim al-Hachimi al-QourachiDépartement d'État des États-Unis / AFP

Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, de nationalité irakienne, avait pris la tête du groupe Etat islamique le 31 octobre 2019, quelques jours seulement après la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, tué également lors d'un raid américain dans cette même province d'Idleb. 

Surnommé "le professeur" ou le "destructeur", "l'émir" Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, a entre autres présidé au massacre de la minorité syrienne kurdophone des Yazidis.