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Le chancelier allemand Olaf Scholz en opération désescalade au Kremlin

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Par Euronews  avec AFP
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À gauche, Olaf Scholz et à droite Vladimir Poutine lors de leur rencontre le 15 février 2022, Moscou
À gauche, Olaf Scholz et à droite Vladimir Poutine lors de leur rencontre le 15 février 2022, Moscou   -   Tous droits réservés  MIKHAIL KLIMENTYEV/AFP

Au lendemain de sa visite à Kiev, le chancelier allemand Olaf Scholz était à Moscou mardi pour tenter d'apaiser les tensions dans le dossier ukrainien. Une rencontre qui survient après le retrait par la Russie de certaines de ses forces massées à la frontière de l'Ukraine.

L'annonce de retrait de troupes russes constitue un "bon signe", a jugé mardi le chancelier allemand Olaf Scholz lors d'une conférence de presse à Moscou, en compagnie de Vladimir Poutine.

"Le fait que nous entendions maintenant que certaines troupes sont retirées est en tout cas un bon signe. Nous espérons qu'il y aura encore des suites", a-t-il déclaré.

Le dirigeant allemand s'est dit convaincu que les efforts diplomatiques pour éviter un conflit étaient "loin d'être épuisés".

Vladimir Poutine réitère ses exigences, et souhaite poursuivre les pourparlers

Cette conférence de presse a succédé à un entretien entre les deux hommes autour de la fameuse table blanche qui avait servi lors de la rencontre entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron lundi dernier.

Mikhail Klimentyev/Sputnik
Vladimir Poutine et Olaf Scholz au Kremlin, le 15 février 2022Mikhail Klimentyev/Sputnik

La sécurité durable en Europe n'est "possible qu'avec la Russie" et ne peut être obtenue contre elle, a-t-il ajouté.

"Il est clair pour tous les Européens qu'une sécurité durable ne peut être obtenue contre la Russie, mais (est) possible uniquement avec la Russie", a affirmé M. Scholz.

Vladimir Poutine a pour sa part assuré ne pas vouloir d'une guerre autour de l'Ukraine, après des semaines de tensions nourries par un déploiement massif de troupes russes.

"V_oulons-nous_ (d'une guerre) ou pas ? Bien sûr que non. C'est pour cela qu'on a avancé nos propositions pour un processus de négociations", a-t-il dit, lors de cette conférence de presse.

Le président russe a dit mardi vouloir "continuer le travail en commun" avec les Occidentaux sur la sécurité européenne pour désamorcer la crise autour de l'Ukraine.

"Nous sommes prêts à continuer le travail en commun. Nous sommes prêts à aller sur le chemin de la négociation", a-t-il déclaré au cours de cette conférence de presse.

Confirmation du retrait de certaines forces à la frontière

Il a cependant regretté une fois encore le rejet par les Occidentaux de ses principales exigences, déplorant ne pas avoir reçu "malheureusement de réponse constructive" à leur sujet.

Ces revendications sont la fin de la politique d'élargissement de l'Alliance, l'engagement de ne pas déployer d'armes offensives à proximité du territoire russe et le retrait d'infrastructures de l'Otan sur les frontières de 1997, avant que l'organisation n'accueille d'ex-membres du bloc soviétique.

Le président russe a d'ailleurs souligné qu'il ne renonçait pas à ces demandes et qu'elles feraient partie du "complexe" des pourparlers russo-occidentaux.

M. Poutine a aussi confirmé un "retrait partiel des militaires" de la frontière avec l'Ukraine, refusant cependant de le commenter.

Il a également dit ne pas "pouvoir fermer les yeux sur la manière dont les Etats-Unis et l'Otan traitent le principe d'indivisibilité de la sécurité", Moscou jugeant que les Occidentaux s'efforcent de renforcer leur propre sécurité aux dépens de celle de la Russie.

Parmi les thèmes avancés sur lesquels les propositions occidentales rejoignent celles des Russes, il y a celle d'un contrôle des armements de courte et moyenne portées.

Concernant le conflit entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine où le processus de paix est en panne depuis plus de deux ans tandis que les médiateurs franco-allemands tentent de le relancer, MM. Scholz et Poutine ont à nouveau insisté sur leur attachement aux accords de Minsk de 2015.

Mais le président russe a de nouveau accusé le gouvernement ukrainien de "génocide" des populations dans les régions séparatistes, sans préciser ces accusations déjà formulées l'année dernière.

Russie et Ukraine s'accusent mutuellement de bloquer le processus de paix.