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L'ancien président du Honduras sera jugé pour trafic de drogue et d'armes

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Par euronews
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Dans ce croquis de salle d'audience, Juan Orlando Hernández, au centre, plaide non coupable d'accusations de trafic de drogue et d'armes.
Dans ce croquis de salle d'audience, Juan Orlando Hernández, au centre, plaide non coupable d'accusations de trafic de drogue et d'armes.   -   Tous droits réservés  Elizabeth Williams/AP

L'ancien président du Honduras Juan Orlando Hernández (2014-2022) a plaidé non coupable mardi devant un tribunal fédéral de New York pour les crimes de trafic de cocaïne et de possession d'armes lourdes dont il est accusé par le gouvernement américain.

L’ancien président hondurien est détenu aux Etats-Unis depuis fin avril, son avocat s’est plein de son traitement : "Ils l'ont gardé enfermé 24 heures sur 24. Cela n’est pas possible. C'est ce que vous faites à un terroriste, pas à un ancien président d'une nation souveraine. Ils le traitent comme un prisonnier de guerre, c’est vraiment incompréhensible".

Juan Orlando Hernández nie en bloc les accusations du gouvernement américain qui estime qu’il a transformé le Honduras en "narco-Etat" en impliquant l'armée et la police dans le trafic de drogue à destination des Etats-Unis. Il avait été arrêté puis extradé en début d’année, après avoir cédé le pouvoir à la nouvelle présidente du pays Xiomara Castro.

L’ex-chef de la police hondurienne Juan Carlos "El Tigre" Bonilla a aussi été extradé vers les Etats-Unis, alors que le frère l’ancien président, Toni Hernández, a été condamné à la réclusion à perpétuité l’année dernière.

"Nous ne pouvons pas condamner quelqu’un pour les fautes de son frère, estime l'avocat de l'ancien président. C’est aussi le résultat d'une vengeance ; une vendetta contre un homme qui a consacré sa vie non seulement à apporter la justice au Honduras - via l'extradition de trafiquants de drogue - mais aussi à l'amélioration de la vie du peuple hondurien."

Juan Orlando Hernández s'est longtemps affiché en champion de la lutte contre le trafic de drogue et avait même d'abord été considéré par les Etats-Unis comme un allié. La prochaine audience a été fixée au 28 septembre, quand sera tranchée la date du procès pour juger l'ancien chef de l'Etat hondurien. Ce procès, où il encourt la réclusion criminelle à perpétuité, ne devrait pas se tenir avant début 2023.