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Tirs de missiles nord-coréens, condamnation de Séoul et Washington

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Par euronews  avec AFP, AP
Ecran de télé dans une gare à Séoul (Corée du Sud), avec des images relatives au lancement d'un missile nord-coréen - photo du 25/05/2022
Ecran de télé dans une gare à Séoul (Corée du Sud), avec des images relatives au lancement d'un missile nord-coréen - photo du 25/05/2022   -   Tous droits réservés  Lee Jin-man/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

La Corée du Nord a effectué trois essais de missiles, a déclaré l'armée sud-coréenne.
Une action menée quelques heures après le départ de la région du président américain Joe Biden.
Washington et Séoul ont condamné ces tirs de missiles de Pyongyang.

La Corée du Nord a tiré mercredi un "missile balistique intercontinental (ICBM) présumé", a déclaré l'armée sud-coréenne, quelques heures après le départ de la région du président Américain Joe Biden, venu en Asie notamment pour réaffirmer son soutien à Séoul et Tokyo face à la menace nucléaire de Pyongyang.

Selon Séoul, au moins trois missiles ont été tirés depuis Sunan, dans la banlieue de Pyongyang, en direction de la mer du Japon, à 06H00 (21H00 GMT), 06H37 et 06H42.

Pyongyang poursuit la technologie qui permettrait de manœuvrer les missiles après leur lancement, notamment une "technologie de vol plané hypersonique", qui rendrait plus difficile l'interception par les systèmes de défense antimissile.

"Le lancement successif par la Corée du Nord d'un missile balistique intercontinental présumé et de missiles balistiques de courte portée aujourd'hui est un acte illégal en violation directe des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies", a déclaré le gouvernement de Séoul suite à une réunion du Conseil national de sécurité.

L'armée sud-coréenne a également déclaré que la Corée du Sud et les États-Unis ont effectué un "exercice de tir de missiles sol-sol" et mobilisé des avions de chasse en réponse aux "provocations présumées de la Corée du Nord concernant des ICBM et des missiles".

Réaction américaine

"Les États-Unis condamnent les multiples tirs de missiles balistiques de la RPDC", a réagi un porte-parole du département d'État américain tard mardi, utilisant le nom officiel de la Corée du Nord.

"Nous appelons la RPDC à s'abstenir de nouvelles provocations et à s'engager dans un dialogue de fond constructif", a-t-il ajouté.

Le gouvernement américain avait dit ces derniers jours s'attendre à une "provocation" de la part de Pyongyang pendant ou juste après le séjour de Joe Biden, qui a achevé mardi soir une tournée en Corée du Sud et au Japon.

Pendant son séjour à Séoul, le président américain et son nouvel homologue sud-coréen Yoon Suk-yeol ont, selon ce dernier, évoqué une intensification de leurs exercices militaires conjoints, ainsi qu'un déploiement dans la péninsule d'avions de chasse ou de missiles, "pour se préparer à une attaque nucléaire".

Peu avant de quitter la Corée du Sud dimanche pour le Japon, Joe Biden avait lancé un singulier message à Kim Jong Un.

Interrogé par un journaliste qui lui demandait s'il avait un message pour le dirigeant nord-coréen, le président a répondu par un laconique: "Bonjour. Point final".

Une façon de faire savoir que Washington reste ouvert au dialogue avec la Corée du Nord, même en l'absence de réciprocité.

Le programme balistique nord-coréen

Le régime nord-coréen, sous le coup de sanctions des Nations unies pour ses programmes d'armement, a accéléré ses essais de missiles ces derniers mois, blâmant l'attitude "hostile" des Etats-Unis.

Il a testé en mars un missile balistique intercontinental pour la première fois depuis 2017. Et les services de renseignement sud-coréens et américains le soupçonnent de préparer un essai nucléaire imminent, qui serait également son premier en cinq ans.

Pourparlers au point mort

Les pourparlers avec Pyongyang sont au point mort depuis l'échec d'un sommet en 2019 entre M. Kim et le président américain de l'époque Donald Trump. Le régime nord-coréen a ignoré toutes les offres de dialogue formulées par Washington.