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Le bombardement du théâtre de Marioupol, un crime de guerre selon Amnesty International

Les ruines du théâtre de Marioupol, bombardé le 16 mars / Photo prise le 04/04/2022
Les ruines du théâtre de Marioupol, bombardé le 16 mars / Photo prise le 04/04/2022 Tous droits réservés Alexei Alexandrov/AP
Tous droits réservés Alexei Alexandrov/AP
Par Laurence Alexandrowicz
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Deux bombes de 500 kgs sur le théâtre de Marioupol : le bombardement du 16 mars est clairement un crime de guerre, dénonce Amnesty International. Heureusement l'attaque a fait moins de morts que redouté.

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Le bombardement russe du théâtre de Marioupol est clairement un "crime de guerre", selon Amnesty International. Le 16 mars le monde entier est choqué, car on pense alors que des centaines de civils se trouvent à l'intérieur. Le site était clairement identifié comme civil, et le mot "enfants" avait été écrit pour être vu du ciel. Amnesty International vient de publier un rapport accablant :

"Il y avait de nombreuses preuves d'une présence civile très importante, parce que dans les semaines précédant l'attaque, le théâtre avait été utilisé comme un Hub humanitaire, et des milliers de civils, au moins un millier avaient fui leurs maisons avec la violence croissante dans la ville, explique Joanne Mariner, d'Amnesty International. Ils avaient trouvé refuge au théâtre qui était utilisé comme point de départ pour les convois qui essayaient de s'échapper vers le territoire ukrainien. Donc, même un contrôle superficiel du théâtre aurait montré qu'il s'agissait d'une cible civile par excellence. Et en aucun cas une cible militaire".

Le bombardement a eu lieu au cours des premières semaines du siège de Marioupol par les Russes.

Selon Amnesty International, les Russes ont largué deux bombes d'environ 500 kilos avec des avions de chasse. Les enquêteurs ont identifié 12 corps, soit beaucoup moins que le nombre de victimes redouté, même s'ils reconnaissent que le bilan réel ne sera jamais connu.

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