L'Albanie entre excitation et résignation après l'ouverture des négociations d'adhésion avec l'UE

Vue d'une rue de Tirana, la capitale albanaise
Vue d'une rue de Tirana, la capitale albanaise Tous droits réservés AP Photo/Hektor Pustina
Par SONIL FRASHERI
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Les négociations d'adhésion sont ouvertes mais la route s'annonce très longue avant de rejoindre la famille européenne. L'Albanie en a bien conscience.

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"Ce n'est pas le début de la fin, mais la fin du commencement", réaction du Premier ministre albanais Edi Rama qui paraphrase l'ancien dirigeant britannique Winston Churchill alors que l'Union européenne vient d'ouvrir des négociations d'adhésion avec l'Albanie; une attente de 8 ans pour Tirana mais le processus s'annonce encore long et difficile avant une intégration car de nombreuses difficultés restent à surmonter par le pays candidat.

"Il est temps que l'Albanie reçoive l'attention appropriée de l'Europe. Nous ne devrions pas être excités, mais travailler plus dur" indique un habitant de Tirana. "Notre plus grand avantage c'est que nous sommes Européens et que nous vivons en Europe. Nous attendons avec impatience de voir ce que cela va nous apporter" souligne cette Albanaise.

L'Albanie va devoir mettre en œuvre d'énormes réformes notamment contre la corruption et adapter sa législation au droit communautaire, 35 chapitres de négociation sont prévus, répartis en six groupes, couvrant tous les aspects législatifs, qui ne peuvent tous être clos individuellement qu’avec le soutien unanime de tous les États membres de l’UE.

Avant de rejoindre les 27, l'Albanie sera appelée à faire partie de la communauté politique européenne, cadre proposé en attendant un nouvel élargissement. La première réunion devrait se tenir à Prague les 6 et 7 octobre prochain.

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