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L'Otan déploie ses troupes de la KFOR dans le nord du Kosovo, redoutant une escalade des tensions

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Par Laurence Alexandrowicz
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Des véhicules de la KFOR postés près de la frontière serbo-kosovare.
Des véhicules de la KFOR postés près de la frontière serbo-kosovare.   -   Tous droits réservés  Bojan Slavkovic/Copyright 2022 The Associated Press. All rights reserved

Des véhicules de la KFOR, les forces de l'Otan, sont déployés sur les principaux axes routiers du nord du Kosovo, au cas où. Comme un avertissement aussi à ceux qui voudraient faire tomber la région dans un conflit territorial. 

Brusque remontée des tensions

 Jeudi, les pourparlers entre la Serbie et son ancienne province, qui a déclaré son indépendance 2008, ont échoué. Alors que depuis 20 ans l'Union européenne s'évertue à normaliser les relations entre la Serbie et le Kosovo, la tension a grimpé en flèche il y a un mois quand Pristina a déclaré que les documents d'identité et les plaques d'immatriculation serbes ne seraient plus valables sur le territoire du Kosovo. Les minorités serbes, qui vivent principalement dans le nord du Kosovo, ont réagi avec colère à la proposition de changement, en érigeant des barrages routiers, en faisant retentir des sirènes de raid aérien et en tirant des coups de feu en l'air et en direction des agents de police du Kosovo. Pour Pristina, c'est une réponse logique à la politique de la Serbie :  depuis 10 ans Belgrade applique les mêmes mesures discriminatoires aux Kosovars, affirmant que si elle reconnaissait les plaques d'immatriculation et les documents kosovars, cela signifierait qu'elle reconnaît le Kosovo comme un pays indépendant.Sous la pression apparente de l'Occident, le Premier ministre kosovar Albin Kurti a reporté la mise en œuvre de la mesure d'un mois, au 1er septembre.

La crainte d'un nouveau conflit, 23 ans après la guerre du Kosovo

Dans ce contexte de tensions, l'Occident craint que la Russie n'encourage la Serbie à lancer une intervention armée dans le nord du Kosovo, ce qui déstabiliserait davantage les Balkans et détournerait l'attention de la guerre russe en Ukraine. 

Tout comme la Serbie, ses alliés, la Russie et la Chine, ne reconnaissent pas l'indépendance du Kosovo, qui est soutenue par les États-Unis et la plupart des autres États occidentaux.