Législatives en Israël : Benjamin Netanyahou pressenti pour reprendre le pouvoir

Benjamin Netanyahou, le 6 octobre à Hedera, Israël
Benjamin Netanyahou, le 6 octobre à Hedera, Israël   -  Tous droits réservés  Ariel Schalit/Copyright 2022 The AP.
Par Euronews

Le Likoud, le parti de l'ex Premier ministre, obtiendrait avec ses alliés une majorité de 65 sièges au Parlement qui en compte 120.

L'ex-Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou semblait mercredi en voie de réussir son pari de retourner au pouvoir, avec le soutien de ses alliés religieux et d'extrême droite, à l'issue de législatives dont les résultats finaux pourraient toutefois causer des surprises.

Selon les projections actualisées dans la nuit de mardi à mercredi par trois grandes chaînes israéliennes, le Likoud de Benjamin Netanyahou est crédité de 30 ou 31 sièges, sur les 120 du Parlement, devant la formation Yesh Atid ("Il y a un futur") du Premier ministre sortant Yaïr Lapid qui récolterait entre 22 et 24 sièges.

Suivent ensuite neuf partis, dont l'alliance d'extrême droite "Sionisme religieux"de Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir avec 14 sièges, et le parti de centre-droit de l'ex-chef de l'armée Benny Gantz, crédité de 11 à 13 sièges.

Avec ses alliés, le Likoud de Netanyahou compterait de 62 sièges à 65 sièges, selon les sources. Mais ces scores pourraient changer à l'annonce des résultats officiels, notamment en fonction des sièges remportés par les petits partis.

"J'ai de l'expérience, j'ai fait quelques élections, nous devons attendre les résultats définitifs mais notre chemin, celui du Likoud, a prouvé qu'il était le bon, nous sommes près d'une grande victoire", a lancé Benjamin Netanyahou, jugé pour corruption, à ses partisans réunis à Jérusalem.

"Si les résultats sont conformes aux sondages de ce soir, je formerai un gouvernement national pour tous les citoyens d'Israël", a ajouté Netanyahou, plus pérenne des chefs de gouvernement de l'histoire du pays qui avait perdu le pouvoir en juin 2021 au profit d'une coalition hétéroclite aujourd'hui menée par le centriste Yaïr Lapid.

"Tant que le dernier bulletin de vote n'est pas compté, rien n'est joué. Nous attendrons patiemment, même si nous n'avons pas de patience, les résultats finaux", a lancé ce dernier à ses partisans réunis dans la métropole de Tel-Aviv.

Pour ces cinquièmes législatives en l'espace de trois ans et demi, la classe politique craignait une "fatigue" des électeurs des 6,8 millions d'électeurs inscrits. C'est le contraire qui s'est produit, avec un taux de participation de 71,3%, le plus élevé depuis 2015, selon la commission électorale.

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