Covid-19 : l'Italie a commencé à tester ses voyageurs en provenance de Chine

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Par Euronews
Les passagers en provenance de Guangzhou ont été dépistés à leur arrivée à l'aéroport Leonard de Vinci de Rome.
Les passagers en provenance de Guangzhou ont été dépistés à leur arrivée à l'aéroport Leonard de Vinci de Rome.   -   Tous droits réservés  Alessandra Tarantino/AP

Face à l'augmentation du nombre de cas de Covid-19 en Chine et la réouverture des frontières, l'Italie a décidé de mettre en place des tests de dépistage obligatoires dans ses aéroports à partir de ce vendredi pour les passagers en provenance de Chine. Une position encore minoritaire dans l'Union européenne.

Les premiers dépistages mis en place dans un l'aéroport de Rome à Fiumicino ont permis de détecter cinq cas positifs sur les 49 passagers du vol. 

La Lombardie, région du nord du pays a mis en place la mesure dès le jeudi, un jour avant que la consigne ne s'applique au reste du pays. Dans l'aéroport de Milan Malpensa, plus de 50% des passagers testés ont eu un résultat positif.

Les échantillons ont été envoyés en laboratoire pour déterminer le type de variant. Cependant, comme l'a assuré le ministre italien de la santé, Orazio Schillaci, aucun des variants détecté pour le moment sur des passagers chinois n'est inconnu. Ce sont tous des variants déjà en circulation en Europe.

Des positions divergentes dans l'Union européenne

Bruxelles a convoqué une réunion ce jeudi pour adopter une "approche coordonnée" des États sur les voyageurs en provenance de Chine. En raison de la libre circulation des populations dans l'espace Schengen, des positions divergentes sont inefficaces. Cependant, aucune consigne commune n'a été émise pour le moment.

Ce vendredi, l'Espagne s'est aligné sur l'Italie et a décidé d'imposer des contrôles aux voyageurs en provenance de Chine. Le pays exigera désormais de ceux-ci un test négatif ou un schéma complet de vaccination. L'Allemagne quant à elle a plaidé pour la mise en place d'un "système de surveillance" des nouveaux variants potentiellement dangereux mais a rejeté une politique de tests obligatoires.

En France, pour l'instant, pas de nouvelle décision. La loi du pays avait cependant prévu la possibilité d'imposer la présentation d'un test négatif avant l'entrée sur le territoire "en cas d'apparition et de circulation d'un nouveau variant de la Covid-19 susceptible de constituer une menace sanitaire grave" jusqu'au 31 janvier 2023.

Sources additionnelles • AFP