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Antony Blinken en Turquie : Washington veut accélérer l'adhésion de la Suède et la Finlande à l'OTAN

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu et le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, en conférence de presse conjointe à Ankara, 20/02/2023
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu et le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, en conférence de presse conjointe à Ankara, 20/02/2023 Tous droits réservés Burhan Ozbilici/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par euronews avec AFP
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Les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l'OTAN, entretiennent des relations parfois tendues. En priorité, le blocage turc de l'adhésion à l'Alliance de la Suède et la Finlande, dont les candidatures sont en suspens depuis mai.

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Les États-Unis accentuent la pression sur la Turquie pour qu'elle accélère la ratification de l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN.

Lors de sa visite en Turquie, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a salué le rôle de la Turquie au sein de l'Alliance qui, selon lui, aurait besoin d'être renforcée face à la menace de la Russie.

"Les États-Unis apprécient grandement la contribution de la Turquie en tant que membre actif et de longue date de l'alliance de l'OTAN", a dit Antony Blinken lors de la conférence de presse conjointe à Ankara. 

"Nous continuerons à travailler ensemble pour renforcer et développer notre alliance, notamment grâce à l'adhésion de la Suède et de la Finlande, qui contribueront à doter l'alliance de moyens encore plus forts et plus performants", a expliqué le secrétaire d'État américain.

Le problème du PKK

De son côté, la Turquie reproche toujours aux deux pays, une trop grande complaisance le PKK, une organisation considérée comme terroriste par Ankara et l’Union européenne.

"Nos problèmes avec la Finlande sont relativement moins importants (par rapport à la Suède). Par conséquent, le calendrier que vous avez établi, concernant les mesures à prendre pour le sommet de l'OTAN en Lituanie, dépend en réalité des mesures qui seront prises, en particulier par la Suède," a expliqué le ministre turc des Affaires étrangères. 

Rencontre avec le président turc

Il s'agissait du premier déplacement du secrétaire d'Etat américain en Turquie depuis sa prise de fonction il y a deux ans. Il a pris fin après un entretien d'une heure et quart environ avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, à l'aéroport d'Ankara.

Lors de leur réunion, le secrétaire d'Etat a réaffirmé le soutien des Etats-Unis à la Turquie face au séisme et promis de continuer à lui porter assistance, selon un compte-rendu du porte-parole du département d'Etat, Ned Price.

Les deux dirigeants ont également discuté du soutien à l'Ukraine et insisté sur le fait de travailler "plus étroitement" sur une série de sujets bilatéraux, dont la défense, l'énergie et le commerce.

Dans un contexte de tension croissante, les Etats-Unis reconnaissent à leur allié turc un rôle constructif : depuis le début du conflit en Ukraine le 24 février 2022, Ankara - qui maintient de bonnes relations avec Kiev et Moscou - a offert sa médiation pour y mettre fin.

La question de la vente de F-16

Les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l'Otan, entretiennent des relations parfois tendues. En priorité, le blocage turc de l'adhésion à l'Alliance de la Suède et la Finlande, dont les candidatures sont en suspens depuis mai.

Parmi les autres dossiers géopolitiques, la vente potentielle d'avions de chasse F-16 promis par le président Joe Biden à la Turquie. Cette vente est bloquée par le Congrès à Washington en raison des inquiétudes suscitées par le bilan de la Turquie en matière de droits de l'homme et des menaces pesant sur la Grèce.

"L'administration Biden soutient fermement le paquet visant à moderniser les F-16 existants et à en fournir de nouveaux à la Turquie", a déclaré lundi M. Blinken, précisant toutefois ne pas pouvoir fournir de "calendrier formel", toute vente étant conditionnée à un feu vert du Congrès américain.

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