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Un tiers de la population du Haut-Karabakh s'est exilée en Arménie

Les réfugiés se dirigent vers l'Arménie
Les réfugiés se dirigent vers l'Arménie Tous droits réservés Gaiane Yenokian/Gayane Yenokyan
Tous droits réservés Gaiane Yenokian/Gayane Yenokyan
Par euronews
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Depuis la signature de l'accord de cessez-le-feu qui place sous le contrôle de Bakou l'enclave, plus de 42 000 réfugiés ont fui en Arménie.

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Plus d'un tiers de la population du Nagorny Karabakh a fui la région du Caucase depuis l'offensive éclair de l'Azerbaïdjan la semaine dernière, qui a brutalement mis fin aux rêves d'indépendance des séparatistes arméniens.

Ils sont 42 500 à s'être réfugiés en Arménie, selon les chiffres communiqués mercredi par Erevan, à la suite de l'opération militaire qui a fait plus de 400 morts dans les deux camps.

Et près de 5000 personnes sont sur les routes, tandis que plus de 100 autres sont toujours portées disparues après l'explosion d'un dépôt de carburant pris d'assaut par les habitants de l'enclave, lundi soir en plein exode. Le drame avait fait 68 morts et 290 blessés.

L'Azerbaïdjan avait ouvert la veille la seule route reliant le Haut-Karabakh à l'Arménie, quatre jours après la capitulation des séparatistes et un accord de cessez-le-feu qui place sous le contrôle de Bakou la région d'environ 120 000 habitants, essentiellement peuplée d'Arméniens.

Crise humanitaire

Première étape pour la plupart, la ville frontalière de Goris est méconnaissable.

Des centaines de voitures encombrent ses rues dans le plus grand chaos, sous les yeux de policiers impuissants à les orienter, malgré les ordres qu'ils crient au mégaphone. Des hélicoptères survolent la zone.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian s'était dit prêt à accueillir 40 000 réfugiés dans son pays de 2,9 millions d'habitants. Mais le gouvernement n'a pu loger pour l'heure que 2850 personnes, ce qui laisse présager d'une crise humanitaire.

"L'Arménie manque de ressources pour gérer la crise des réfugiés et ne pourra pas y arriver sans une aide de l'étranger", estime l'analyste politique Boris Navasardyan. Selon lui, cette situation "va avoir de sérieuses répercussions sur la scène politique" sur fond de "mécontentement généralisé".

La capitale Erevan a été secouée ces derniers jours par une série de manifestations contre un Premier ministre accusé de passivité face à l'Azerbaïdjan.

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