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Blocus total de la bande de Gaza privée d'eau, d'électricité et de gaz

es Palestiniens inspectent les décombres de la mosquée de l'Ouest détruite après une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza
es Palestiniens inspectent les décombres de la mosquée de l'Ouest détruite après une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza Tous droits réservés Adel Hana/Copyright 2023 The AP
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Par Euronews
Publié le Mis à jour
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L'armée israélienne a ordonné lundi un "siège complet" de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, au troisième jour de l'offensive surprise et massive lancée par le mouvement islamiste palestinien, comparée par Israël au 11 septembre 2001.

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Au troisième jour de l'attaque sans précédent lancée par le Hamas, la bande de Gaza est complètement assiégée. Le gouvernement Netanyayhou et Tsahal comparent "le déluge al-Aqsa" au 11 septembre des États-Unis. Des centaines de civils israéliens ont été tués, d’autres pris en otage. La colère israélienne semble sans merci.

Mais dans la petite enclave palestinienne, la situation des civils est déjà catastrophique. Les hôpitaux sont pleins et les morgues pleines.

Ashraf al-Qedrah, porte-parole du ministère de la Santé de Gaza explique :

"Tous les hôpitaux de la bande de Gaza sont surchargés en raison du grand nombre de victimes provenant de toutes les zones ciblées à Gaza, ainsi que du nombre croissant de martyrs dans les hôpitaux. Les chambres froides des morgues sont déjà clairement surchargées".

Malgré la détresse de la population palestinienne, Israël a donc décidé de couper l'électricité et l'eau, et d'empêcher tous les approvisionnements en carburant et en alimentation à la bande de Gaza.

L'ONU affirme que des dizaines de milliers de personnes, plus de 123 000, ont été déplacées dans la bande de Gaza et que beaucoup d'entre elles se sont réfugiées dans 22 des 48 écoles gérées par l'organisation mondiale depuis samedi. Mais même celles-ci ne sont pas à l'abri des conséquences de la guerre.

L'une d'entre elles abritait plus de 225 personnes, elle a été directement touchée. L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens n'a pas précisé d'où provenaient les tirs.

Reprise de contrôle dans le sud d'Israël

Ce lundi, l'armée israélienne a annoncé avoir le "contrôle" des localités du sud du pays prises pour cible. Mais "il pourrait y avoir encore des terroristes dans la zone", a averti le porte-parole de l'armée.

La guerre a fait plus de 1 100 morts au total, selon les bilans officiels de part et d'autre. Du côté israélien, 250 personnes ont été massacrées dans une rave party samedi près de la bande Gaza, selon le porte-parole de l'ONG Zaka, Moti Bukjin, qui a participé à la collecte des corps.

Des dizaines de milliers de soldats israéliens sont déployés autour de la bande de Gaza, mince territoire côtier peuplé de 2,3 millions de Palestiniens et contrôlé par le Hamas depuis 16 ans.

L'armée s'efforce aussi de sauver les Israéliens pris en otages par le Hamas, plus d'une centaine selon le gouvernement israélien, du jamais vu dans l'histoire du pays pris par surprise par cette offensive lancée samedi au dernier jour des fêtes juives de Souccot, "de loin le pire jour de l'histoire d'Israël", selon un porte-parole de l'armée.

Plus de 700 Israéliens ont été tués en un peu plus de 48 heures et 2 150 blessés, selon un nouveau bilan de l'armée publié lundi matin. Côté palestinien, 493 personnes ont été tuées, selon les autorités locales.

Otages civils et militaires

L'armée israélienne estime à un millier le nombre de combattants du Hamas ayant participé à "l'invasion d'Israël", a déclaré un porte-parole sur X (ex-Twitter).

Dans la nuit "plus de 500 cibles des terroristes du Hamas et du Jihad islamique" ont été frappées selon l'armée israélienne. "Des civils et des soldats sont aux mains de l'ennemi, c'est le temps de la guerre", a affirmé le général en chef de l'armée israélienne, Herzi Halevi.

Lundi à la mi-journée, les sirènes d'alerte à la roquette ont retenti à Jérusalem et ont été suivies rapidement par plusieurs détonations.

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Benjamin Netanyahu a mis en garde contre une guerre "longue et difficile" et appelé les habitants de certaines zones de Gaza à quitter le territoire. 

Nombre de ressortissants d'autres pays, certains ayant aussi la nationalité israélienne, ont été tués dans l'offensive du Hamas, notamment 12 Thaïlandais, 10 Népalais, quatre Américains, une Française et un Canadien, selon les autorités de ces pays.

Jonathan Panikoff, directeur de l'initiative Scowcroft pour la sécurité au Moyen-Orient, a estimé que "Israël a été pris de court par cette attaque sans précédent" et "beaucoup d'Israéliens ont du mal à comprendre comment cela a pu se produire".

Pour Yaakov Shoshani, 70 ans, habitant de Sdérot, dans le sud d'Israël, "les systèmes ont tous échoué ici, qu'il s'agisse du renseignement, du renseignement militaire, civil, des systèmes de détection, de la barrière frontalière (avec Gaza), tout a échoué".

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"C'est de loin le pire jour de l'histoire d'Israël. Jamais auparavant autant d'Israéliens n'avaient été tués en une seule fois", a déclaré un porte-parole de l'armée, selon lequel il pourrait s'agir "à la fois d'un 11 septembre et d'un Pearl Harbour".

Après avoir franchi la barrière frontalière qu'Israël considérait imprenable, des combattants du Hamas se sont engouffrés depuis la bande de Gaza dans des localités juives du sud du pays. Là, des hommes armés sont allés de maison en maison, abattant des citoyens ou les enlevant pour les ramener à Gaza.

Dans la zone à la frontière de la bande de Gaza où s'est déroulée la rave party, "ils ont massacré 250 personnes de sang froid d'une façon absolument inconcevable", a déclaré  le porte-parole de l'ONG Zaka, Moti Bukjin,la voix secouée par l'émotion, après avoir participé à la collecte des corps.

Sources additionnelles • AFP, AP

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