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Éruption en Islande : bref retour des évacués de Grindavik

L'éruption, qui a débuté lundi soir à seulement trois kilomètres de Grindavik, a ouvert une fissure de 4 kilomètres.
L'éruption, qui a débuté lundi soir à seulement trois kilomètres de Grindavik, a ouvert une fissure de 4 kilomètres. Tous droits réservés Marco Di Marco/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Marco Di Marco/Copyright 2023 The AP. All rights reserved.
Par Euronews avec AFP
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Évacués le 11 novembre, les résidents de Grindavik ont pu retourner chez eux jeudi pour une brève inspection des lieux, profitant d'une accalmie de l'activité volcanique.

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Les habitants de la commune islandaise de Grindavik, évacués depuis le 11 novembre en raison de la menace d'éruption volcanique, ont pu repasser chez eux jeudi à la faveur d'une situation plus calme.

L'éruption, qui a débuté lundi soir à seulement trois kilomètres de la commune, a ouvert une fissure de 4 kilomètres, projetant des jets de lave orange vif dans le ciel islandais jusqu'à mercredi.

Lors d'un vol de surveillance jeudi matin, "aucune activité volcanique n'a été observée et il semble qu'il n'y ait pas d'activité dans les cratères", a indiqué l'office météorologique islandais (IMO) jeudi à 13h42 GMT.

"L'activité volcanique semble s'être arrêtée tard dans la nuit ou tôt le matin. Malgré cela, il est possible que de la lave s'écoule sous le manteau de lave dans des tubes de lave et il n'est donc pas possible d'affirmer que l'éruption est terminée", ajoute l'IMO.

Les autorités ont autorisé les 4.000 habitants du petit port de pêche à revenir chez eux entre 07H00 et 16H00.

Ils avaient été évacués le 11 novembre après une série de séismes considérés comme pouvant annoncer une éruption.

Les secours étaient présents dans la ville jeudi, au cas où une évacuation d'urgence s'avérerait nécessaire.

Les rues de Grindavik étaient encore largement désertes jeudi matin et seules quelques décorations de Noël illuminaient les maisons abandonnées, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Le personnel de l'entreprise de pêche Thorfish était lui de retour dans les locaux, pour tenter de récupérer les prises réalisées juste avant l'éruption.

"Ils essaient de les emballer et de les préparer pour qu'elles ne soient pas endommagées, puis de tout nettoyer d'ici Noël", a déclaré depuis l'extérieur de l'usine à l'AFP Jon Emil, responsable des achats chez Thorfish.

Un Noël "très différent"

Les autorités jugent la commune encore trop dangereuse pour être habitée, et personne ne pourra retourner vivre chez soi d'ici Noël.

Noël cette année sera "différent, très différent", relève Bergsteinn Olafsson, employée municipale de 59 ans, auprès de l'AFP. "Mais quand vous avez votre famille, tout va bien".

Pour David Arnason, un ancien pêcheur de 50 ans habitant de Grindavik, l'avenir s'annonce bien sombre.

La situation "est assez effrayante. Mes enfants ne veulent pas revenir", dit-il à l'AFP.

Ironie de l'histoire, lui-même est né en 1973 sur l'île islandaise d'Heimaey, deux semaines avant une éruption qui entraîna l'évacuation des habitations de l'île.

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A Grindavik, il est propriétaire de sa maison.

"Nous ne pouvons pas payer à la fois le prêt de la maison et une location, c'est impossible. Nous devrons revenir. Personne ne veut acheter notre maison, nous ne pouvons pas la vendre", ajoute t-il.

Sigurdur Oli Porleifsson, employé dans l'industrie de la pêche et père de quatre enfants, ne reviendra jamais chez lui.

"Nous avons une maison ici mais elle va être démolie car elle est en ruines", dit-il.

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"C'est très triste, c'est une maison historique de la ville", ajoute Porleifsson, "mais vous ne pouvez pas vivre ici, pas dans ces maisons", ajoute le père de famille de quatre enfants.

L'Islande connait une intense activité volcanique avec 33 systèmes volcaniques considérés comme actifs.

Jusqu'à l'éruption de mars 2021, la péninsule de Reykjanes, au sud de la capitale Reykjavik, avait été épargnée par les éruptions pendant huit siècles.

Depuis, il y en a eu trois autres, en août 2022 et juillet 2023 et ce lundi soir, signe, pour les volcanologues, d'une reprise de l'activité volcanique dans la région.

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