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Les mandats d'arrêt demandés par la CPI contre les dirigeants d'Israël et du Hamas font réagir

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Par Euronews
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Le gouvernement israélien a rapidement dénoncé une "décision scandaleuse" et "antisémite". Quant au Hamas, il a déclaré "condamner fermement" la demande du procureur de la Cour pénale internationale.

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné la décision du procureur, la qualifiant de "honte" et d'attaque contre l'armée israélienne et l'ensemble d'Israël.

Dans une déclaration, le Premier ministre israélien s'est également engagé à poursuivre la guerre contre le Hamas.

M. Netanyahu a déclaré que la demande de mandat d'arrêt était "absurde" et a qualifié cette décision d'antisémitisme.

"En tant que Premier ministre d'Israël, je rejette avec dégoût la comparaison faite par le procureur de La Haye entre l'Israël démocratique et les meurtres de masse du Hamas", a-t-il déclaré. "Aucune pression ni aucune décision d'un quelconque forum international ne nous empêchera de frapper ceux qui cherchent à nous détruire", a-t-il ajouté.

Une décision "scandaleuse", selon Joe Biden

Le président américain Joe Biden a qualifié de "scandaleuse" la tentative du procureur de la CPI de demander des mandats d'arrêt contre des dirigeants israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ainsi que contre ceux du Hamas pour des actions menées pendant la guerre qui a débuté il y a sept mois.

Dans une déclaration cinglante, Joe Biden a rejeté la demande du procureur général de la Cour pénale internationale de procéder à l'arrestation de Benjamin Netanyahu ainsi que son ministre israélien de la Défense Yoav Gallant, déclarant que "quoi que puisse insinuer ce procureur, il n'y a pas d'équivalence - aucune - entre Israël et le Hamas".

"Nous nous tiendrons toujours aux côtés d'Israël face aux menaces qui pèsent sur sa sécurité", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat Antony Blinken a lui estimé que la demande du procureur "pourrait compromettre" les pourparlers sur le cessez-le-feu à Gaza. "Le Hamas est une organisation terroriste violente qui a perpétré le pire massacre de juifs depuis l'Holocauste et qui retient encore des dizaines d'innocents en otage, y compris des Américains", a-t-il dit.

De son côté, l'Allemagne a regretté une décision qui donne une "impression fausse d'équivalence" entre ces dirigeants.

Crimes de guerre et crime contre l'humanité

Le procureur du tribunal, Karim Khan, a accusé M. Netanyahu, M. Gallant et trois dirigeants du Hamas - Yehia Sinwar, Mohammed Deif et Ismail Haniyeh - de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza et en Israël.

"Nous affirmons que les crimes contre l’humanité visés dans les requêtes s’inscrivaient dans le prolongement d’une attaque généralisée et systématique dirigée contre la population civile palestinienne dans la poursuite de la politique d’une organisation. D’après nos constatations, certains de ces crimes continuent d’être commis", a déclaré le procureur, à propos des deux dirigeants.

Les accusations portées contre les dirigeants du Hamas, dont Yahya Sinwar, le chef du mouvement, incluent "l’extermination", "le viol et d’autres formes de violence sexuelle" et "la prise d’otages en tant que crime de guerre".

"Nous affirmons que les crimes contre l’humanité visés dans les requêtes s’inscrivaient dans le prolongement d’une attaque généralisée et systématique menée par le Hamas ainsi que d’autres groupes armés dans la poursuite de la politique d’une organisation", est-il indiqué dans le communiqué.

Le Hamas palestinien a réagi en condamnant "fermement" la demande de la CPI et a dénoncé "les tentatives du procureur de la Cour pénale internationale d'assimiler la victime au bourreau en émettant des mandats d'arrêt contre un certain nombre de dirigeants de la résistance palestinienne".

Bien que M. Netanyahu et son ministre de la défense, Yoav Gallant, ne risquent pas une arrestation imminente, l'annonce du procureur général de la Cour pénale internationale a été un coup symbolique, qui a renforcé l'isolement d'Israël dans le cadre de la guerre à Gaza. Les dirigeants israéliens ont condamné cette décision qu'ils ont qualifiée de honteuse et d'antisémite.

Sources additionnelles • AP

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