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Législatives 2024 : le Rassemblement national en tête, mais sans majorité absolue

Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron se tiennent dans l'isoloir avant de voter au Touquet-Paris-Plage, dans le nord de la France, dimanche 30 juin 2024. (Yara
Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron se tiennent dans l'isoloir avant de voter au Touquet-Paris-Plage, dans le nord de la France, dimanche 30 juin 2024. (Yara Tous droits réservés Yara Nardi/AP
Tous droits réservés Yara Nardi/AP
Par euronews
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Cet article a été initialement publié en anglais

Le Rassemblement national en passe de devenir la première force politique à l'Assemblée nationale selon les dernières projections. Il n'obtiendrait cependant pas la majorité absolue.

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Des tendances qui se confirment mais des projections à prendre avec grande prudence. À 48 heures du second tour des élections législatives, le Rassemblement national est en mesure de devenir la première force politique au Palais Bourbon selon les sondages IFOP pour Euronews.

Mais il n'obtiendrait pas la majorité absolue, comme l'espérent Jordan Bardella et Marine Le Pen. Le parti d'extrême droite remporterait ainsi entre 210 et 240 sièges à l'Assemblée nationale - loin des 289 nécessaires pour pouvoir faire voter tous ses projets de loi.

"Soit le Rassemblement national obtient la majorité absolue et je peux immédiatement lancer le projet de relance que je défends, en privilégiant le pouvoir d'achat, la sécurité et l'immigration, soit le pays est bloqué" avait affirmé Jordan Bardella lors du débat qui l'opposait à Gabriel Attal sur France 2 le jeudi 4 juillet.

Le Nouveau Front populaire devrait obtenir entre 170 et 200 sièges. Le camp présidentiel Ensemble se placerait lui en troisième position, avec 95 à 125 députés, selon les sondages.

Traditionnellement, les partis français sans majorité suggèrent à leurs électeurs de soutenir les forces politiques susceptibles d'obtenir le meilleur résultat dans une circonscription donnée au second tour. Toutefois, les chefs de parti ont un pouvoir de persuasion limité sur leurs électeurs respectifs.

Le Premier ministre français Gabriel Attal, à gauche, et le président français Emmanuel Macron
Le Premier ministre français Gabriel Attal, à gauche, et le président français Emmanuel MacronLudovic Marin/AP

"Nous voulons éviter que le Rassemblement National ne dispose de la majorité absolue, ce qui, dans certaines poignées de circonscriptions, entraîne le retrait de nos candidats" a répété le Premier ministre sortant Gabriel Attal lors du débat sur France 2.

"Les Français ne suivent pas les consignes de vote. Un citoyen votera selon sa conscience", a-t-t-il ajouté. "J'ai juste souligné le risque d'une majorité d'extrême droite et détaillé ce qui est dangereux dans leur programme, et j'ai conclu en disant : pas une seule voix pour l'extrême droite. Mais après cela, les Français font ce qu'ils veulent."

Le "Front républicain", barrière politique contre l'extrême droite qui s'étend des conservateurs modérés et des centristes à la gauche modérée et à l'extrême gauche, a adopté une stratégie électorale fondée sur le retrait des candidats les plus faibles au profit du candidat le plus fort de l'extrême droite dans les différentes circonscriptions.

Selon les derniers chiffres du ministère français de l'intérieur, 215 candidats au total se sont retirés jusqu'à présent.

Si ces prédictions se confirment dimanche soir, il sera difficile pour les députés français de former un gouvernement faute de majorité claire.

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