Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

"Préoccupée" face aux taxes de Trump, Meloni demande la suspension du Green Deal pour l'automobile

Giorgia Meloni
Giorgia Meloni Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Marco Fazzini
Publié le Mis à jour
Partager Discussion
Partager Close Button

La présidente du Conseil italien se dit préoccupée mais pas alarmiste. Elle affirme que des solutions devront être trouvées au niveau national et européen. Son opposition dénonce sa posture et ses propositions

"Je suis évidemment préoccupée, c'est un problème qui doit être résolu. Je n'en ferais pas la catastrophe que j'entends ces jours-ci et qui, paradoxalement, me préoccupe plus que le fait lui-même". C'est ce qu'a déclaré la Première ministre Giorgia Meloni en marge d'une visite à Ortona au sujet des droits d'importation imposés par le président américain Donald Trump.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

L'Italienne a précisé qu'il s'agit d'"un marché important, les États-Unis, qui représente environ 10% de nos exportations. Nous ne cesserons pas d'exporter vers les Etats-Unis", a poursuivi M. Meloni, "mais il faut se méfier de l'alarmisme que je vois ces heures-ci".

La Première ministre a fait savoir que son gouvernement menait une étude sur l'impact des droits de douane "secteur par secteur" et qu'elle rencontrerait la semaine prochaine des représentants de toutes les catégories de production afin de "comprendre quelles pourraient être les solutions, au niveau italien, au niveau européen et dans le cadre d'une négociation qui doit s'ouvrir avec les États-Unis". Meloni a réaffirmé qu'il fallait trouver des solutions pour "supprimer tous les droits et ne pas les multiplier".

Selon elle, certaines initiatives devraient déjà être envisagées au niveau européen : "Peut-être devrions-nous penser à suspendre les règles du Green Deal pour l'automobile, un secteur affecté par les droits de douane".

Les oppositions attaquent Meloni sur les droits de douane

Les réactions des oppositions ne se sont pas fait attendre. La secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein, s'exprimant à la fin de l'assemblée des autonomies locales italiennes à Pérouse, a déclaré que Giorgia Meloni "a fait en sorte que le pays ne soit pas préparé à ce désastre". Mme Schlein a rappelé les 14 milliards d'aides aux entreprises et aux familles "pour les protéger des effets de ces droits absurdes" institués par le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez.

La cheffe du PD a appelé à une réponse forte au niveau européen et à des mesures urgentes au niveau national, car l'Italie est un pays "fortement consacré aux exportations et donc fortement affecté par les droits de douane de Trump".

Dans une note, l'eurodéputé écologiste Angelo Bonelli a vivement critiqué l'hypothèse d'une suspension du Green Deal pour l'industrie automobile, qui serait ainsi démantelée "avec une férocité idéologique qui fait d'elle [Meloni] une complice du président américain et un chef de file de la souveraineté mondiale".

M. Bonelli a rappelé les analyses du Centro studi Confindustria et de Svimez, selon lesquelles des droits de douane de 20 % pourraient coûter à l'Italie jusqu'à 0,2 % du PIB et mettre en péril plus de 50 000 emplois. "Meloni ne défend pas l'Italie, mais exécute les ordres dictés par Washington, s'inclinant devant un Trump qui nous insulte et nous nuit ", conclut la note.

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

"Loin de l'union", "un repoussoir absolu" : la candidature Mélenchon 2027 ne séduit pas à gauche

Burkina Faso : les militaires au pouvoir interdisent la diffusion de TV5 Monde

Retrait des soldats d’Italie ? L’interdépendance militaire et les intérêts USA en Europe priment