Le ministre estonien des Finances, Jürgen Ligi, estime que, malgré la flambée des prix causée par le conflit au Moyen-Orient, l'UE avait les moyens de relever le défi.
L'évolution géopolitique de ces dernières semaines était à l'ordre du jour de la réunion des ministres des Finances de l'Union européenne, qui se sont retrouvés ce mardi à Bruxelles après les attaques américaines et israéliennes contre l'Iran, et les représailles de Téhéran contre ses pays voisins.
Malgré la flambée des prix de l'énergie, le ministre estonien des Finances, Jürgen Ligi, a déclaré à Euronews que l'UE avait les moyens de relever le défi : "l'économique réside bien sûr dans l'imprévisibilité et l'instabilité. Mais l'Europe ne l'a pas fait, mais nous sommes sûrs de pouvoir y faire face."
Le ministre estonien a aussi appelé ses partenaires à ne pas oublier l'Ukraine. Pour Jürgen Ligi, la menace russe reste le principal danger auquel doit faire face l'Union européenne. Il a également condamné le veto de la Hongrie à l'adoption du prêt de 90 millions d'euros à Kyiv : "il est tout à fait cynique de la part de certains pays de bloquer le prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine en raison d'inconvénients microscopiques, de sanctions à l'encontre de la Russie et du coût pour leurs citoyens."
Le ministre estonien des Finances aurait préféré utiliser les avoirs russes gelés pour aider l'Ukraine plutôt qu'un nouveau prêt. Il s'est néanmoins montré optimiste quant au renouvellement des aides financières de l'Union européenne à Kyiv.