Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

"Nous sommes du côté le plus sauvage de l'histoire et nous devons revenir au droit international"

Ivo Josipović et Boris Tadić s'expriment au Forum mondial de Bakou.
Ivo Josipović et Boris Tadić interviennent au Forum mondial de Bakou Tous droits réservés  Euronews
Tous droits réservés Euronews
Par Chris Burns
Publié le
Partager Discussion
Partager Close Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article : Copy to clipboard Lien copié

Au Forum Mondial de Bakou, l'ancien président serbe, Boris Tadić, et l'ancien président croate, Ivo Josipović, appellent au respect du droit international.

Sur fond de guerre contre l'Iran, le Forum mondial de Bakou, en Azerbaïdjan, s'est achevé samedi par un panel consacré à la remise à plat du système international, avec des mises en garde sévères sur les conséquences d'une absence de solution diplomatique au conflit, certains dirigeants avertissant que l'histoire se répétera sans réforme en profondeur.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Deux anciens dirigeants de ce qui fut autrefois la poudrière des Balkans ont critiqué la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, estimant qu'elle aggrave une crise mondiale déjà déclenchée par l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

"La guerre contre l'Iran déclenche, après l'Ukraine, une nouvelle crise, impliquant une deuxième grande puissance dans le conflit", a déclaré à Euronews Boris Tadić, ancien président serbe.

"En ce moment, la Russie et les États-Unis peuvent se critiquer mutuellement pour avoir démantelé le droit international, mais cela peut créer de gros problèmes et une crise dans tous les pays de la région."

Ancien dirigeant de l'opposition démocratique sous le régime de Slobodan Milošević, Boris Tadić a également critiqué les bombardements de la Serbie menés par les États-Unis et leurs alliés pendant la guerre du Kosovo, en 1999, sans résolution de l'ONU, ainsi que certaines décisions actuelles.

"Lorsque les grandes puissances cherchent à conquérir des parties d'autres États souverains ou à intervenir en capturant ou en tuant les présidents d'autres pays, alors même qu'elles sont membres des Nations unies, c'est une situation catastrophique."

Quelle solution, alors ? Pour Boris Tadić, il n'y a pas d'issue sans une remise à plat menée par l'ONU.

"La Maison Blanche et le président américain Donald Trump échouent, ils sous-estiment l'Iran, estime l'ancien président serbe. Ils ne peuvent pas mettre fin au conflit en quelques semaines. Ce n'est pas possible et ce n'est pas une issue plausible au conflit actuel", dit-il, en soulignant la nécessité de médiateurs.

Selon lui, nous nous trouvons "du côté le plus sauvage de l'histoire et nous devons revenir au droit international, car c'est la seule solution que nous ayons. Nous devons renforcer l'autorité des Nations unies et des institutions multilatérales."

Autre participant, l'ancien président croate Ivo Josipović, qui a conduit son pays à l'adhésion à l'UE en 2013, redoute un engrenage si aucune solution diplomatique n'est trouvée.

"Pour le pétrole, l'énergie, la nourriture, il y a énormément de gens qui fuient ou qui essaient de fuir la guerre, et cela crée d'autres problèmes. C'est aussi une crise humanitaire très, très grave", estime-t-il.

C'est pourquoi Ivo Josipović va jusqu'à craindre une Troisième Guerre mondiale.

"Ce type de guerre a tendance à en engendrer d'autres, surtout lorsque des superpuissances comme la Russie, la Chine et d'autres y voient un enjeu. Je crains donc vraiment que l'un des scénarios possibles soit aussi une guerre mondiale."

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion

À découvrir également

"L'Iran ne doit pas être autorisé à prendre l'économie mondiale en otage", dit la cheffe de la diplomatie émiratie

Emmanuel Macron propose des discussions directes entre Israël et le Liban à Paris

Cuba confirme ses contacts avec les États-Unis en pleine crise énergétique