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Delogu à Marseille, Knafo à Paris : des candidats se désistent au deuxième tour des municipales

Une femme vote lors du premier tour des élections municipales françaises à Paris, le dimanche 15 mars 2026.
Une femme vote lors du premier tour des élections municipales françaises à Paris, le dimanche 15 mars 2026. Tous droits réservés  Thomas Padilla/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Thomas Padilla/Copyright 2026 The AP. All rights reserved
Par Célia Gueuti
Publié le
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Alors que 32 000 communes ont élu leur maire dimanche dernier, 8% des agglomérations organisent un second tour. La semaine d'entre-deux-tours, sous le signe des alliances et désistements, a commencé avec le retrait de listes dans les deux plus grandes villes de France.

Qui se maintiendra ? Qui se desistera ? Quelles alliances se formeront au second tour des élections ? Mardi 17 mars est l'ultime journée de tractations politiques dans ces campagnes d'élections municipales.

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Tous les candidats aux élections municipales françaises ayant obtenu plus de 10% des voix exprimées au premier tour sont automatiquement candidats au second, qui aura lieu dimanche 22 mars. Cependant, un nouveau dépôt de liste leur permet de réaliser des alliances ou se retirer de la course jusqu'à ce mardi 17 mars à 18 h.

À quelques heures de la deadline, plusieurs candidats ont fait ce choix, pour laisser la voie à d'autres candidats proches idéologiquement et ayant plus de chance de remporter le mandat de maire.

Des désistements, mais pas d'alliances à Paris et Marseille

Il n'y aura donc pas de candidature Renaissance à Paris. La candidate d'extrême-droite Sarah Knafo a fait le choix de se retirer de la course. Dimanche dernier son score lui avait de justesse permis de se qualifier pour le second tour.

"Je ne me désiste pas pour Rachida Dati, mais pour Paris," explique-t-elle dans une interview avec le journal le Parisien et sur le réseau social X. Les parisiens ne verra donc que trois bulletins dans les bureaux de vote dimanche 22 mars, seuls Emmanuel Grégoire (Union de gauche), Sophia Chikirou (LFi) et Rachida Dati (Union des droites) seront maintenus.

À Marseille, Sébastien Delogu fait également partie de ceux qui se retirent. L'insoumis avait franchi de peu la barre des 10%, dimanche dernier. Avec 11,94% des votes exprimés au premier tour, il a annoncé le retrait de sa candidature "pour barrer la route au Rassemblement national". La liste du parti d'extrême-droite, portée par Franck Allisio, est arrivée deuxième dans le scrutin, au coude à coude avec la liste du maire sortant.

Une réussite dans les urnes qui ne fait cependant pas peur à Benoît Payan (Union de gauche). Le maire de la cité phocéenne a déposé lundi sa liste en préfecture, fermant la porte à toute alliance avec Sébastien Delogu. À l'issue des résultats du premier scrutin, l'édile avait déjà annoncé refuser "faire la moindre tambouille avec qui que ce soit".

Le désistement de Sébastien Delogu met maintenant la pression sur la candidate républicaine, Martine Vassal. Alors qu'elle est arrivée troisième au premier tour, le président du Rassemblement national Jordan Bardella estime qu'elle doit prendre exemple sur l'insoumi et se retirer de la course pour laisser un duel entre le RN et l'Union de gauche menée par Benoît Payan. Selon lui, son homologue des Républicains, Bruno Retailleau, doit "prendre (ses) responsabilités en obtenant le retrait" de sa candidate.

Partout en France, des alliances

Marseille et Paris sont cependant presque des exceptions. Dans plusieurs grandes villes de France, la gauche et LFi ont décidé de faire front commun, et ce malgré le refus de mettre en place un "accord national" entre les instances dirigeantes de la France insoumise et du Parti socialiste.

Des unions entre "les gauches" ont vu le jour partout en france avec d'ici le Parti communiste, les écologistes, la LFi, de là les socialistes ou encore Place publique, malgré le désaccord formel de son chef de file, l'Eurodéputé Raphaël Glucksmann de faire liste commune avec la France insoumise.

À Lyon, les candidats de Place publique ont d'ailleurs perdu leur étiquette lorsque le maire sortant, Grégory Doucet s'est rallié à la candidate LFi Anaïs Belouassa-Cherifi. Une "fusion technique" qui a mis mal à l'aise plusieurs membres de la liste d'union de gauche menée par Doucet, pour qui une alliance avec la France insoumise n'était originellement pas au menu.

Les chefs de file varient, en fonction de quel parti a obtenu le plus de voix au premier tour.

"Je suis très heureuse de vous annoncer qu’à l’issue de plusieurs jours de négociations, nous avons abouti à un rassemblement entre les listes Poitiers collectifs et la liste Poitiers en commun " pour "sécuriser l’issue de l’élection dimanche", a par exemple déclaré la maire sortante écologiste de Poitiers, Léonore Moncond’huy. Elle s'allie ainsi au candidat Insoumis, allié aux communistes, Bertrand Geay.

En Avignon, c'est également derrière la liste PS de David Fournier que LFi et sa candidate, Mathilde Louvain, s'est rangée. Idem à Clermont, Brest et Nantes.

À Toulouse, la liste PS-Écologistes de François Briançon a accepté de se rassembler derrière l'insoumis François Piquemal. Une décision similaire a été prise à Limoges. La candidate PCF de La Courneuve, a également fait alliance avec le candidat LFi, Aly Diouara, arrivé en tête.

Dans certaines villes c'est les listes écologistes qui mènent les alliances avec LFi, comme à Grenoble, Strasbourg et Besançon. Le parti cependant n'a pas de stratégie nationale d'alliance. Dans la ville de Lille, c'est au PS que les Vert ont tendu la main. La liste socialiste est tenue par l'ancien maire Arnaud Deslandes. Dimanche dernier, le PS et les insoumis étaient au coude-à-coude.

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