Ce week-end, le président américain a menacé de cibler les centrales électriques iraniennes si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz "dans les 48 heures". En réponse, Téhéran a menacé de frapper des infrastructures critiques dans les pays du Moyen-Orient.
Les marchés boursiers asiatiques ont ouvert en forte baisse lundi, suite aux nouvelles menaces réciproques de Washington et de Téhéran ce week-end.
L'indice boursier sud-coréen, le KOSPI, a ouvert en baisse de plus de 4,5 % par rapport à la clôture de vendredi. Le Nikkei japonais a débuté la semaine avec une perte d'environ 4 %, tandis que le marché boursier taïwanais a enregistré une baisse de près de 2 %.
Menaces réciproques de Washington et Téhéran
Dans la nuit de samedi à dimanche, le président américain, Donald Trump, a posé un ultimatum au régime iranien, lui donnant "48 heures" pour rouvrir totalement le détroit d'Ormuz, affirmant que Washington "anéantira" les centrales électriques du pays dans le cas contraire.
Téhéran a répliqué en menaçant de viser "les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau" dans la région.
Le blocage du détroit d'Ormuz a fait exploser les prix du pétrole, le baril de brut ayant dépassé les 100 $ la semaine dernière.
Dans ce contexte, plusieurs pays asiatiques ont mis en place une semaine de travail de quatre jours afin de réduire la consommation d'énergie et de carburant, tout en demandant aux entreprises de favoriser le télétravail dans la mesure du possible.