Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a annoncé ces chiffres ce vendredi, tout en présentant plusieurs mesures destinées à lutter contre les abus sexuels dans le périscolaire, pour un coût estimé à plus de 20 millions d’euros.
"Transparence totale" envers les familles, création d'une "cellule d’écoute et de signalement des violences éducatives", ou encore ouverture d'une Maison des enfants, pour prendre en charge les victimes... Ce sont quelques-unes des mesures présentées à la presse, ce vendredi 3 avril, par le nouveau maire de Paris.
Ce plan vise à répondre à la multiplication des révélations de faits de pédocriminalité dans le périscolaire. Depuis le début de l'année, 78 agents ont été suspendus, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles.
Ce sujet particulièrement grave s'est imposé comme un enjeu central de la campagne des municipales. Face aux nombreux signalements recensés ces derniers mois, Emmanuel Grégoire avait promis, en cas d'élection, d'en faire une priorité de son mandat. L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo avait d'ailleurs révélé, il y a quelques semaines, avoir lui-même été victime de violences sexuelles durant son enfance.
Il y a quelques jours, plus de 770 parents d'élèves ont adressé un courrier au nouvel élu socialiste, dans lequel ils réclamaient notamment des sanctions ainsi que la mise en place d'un audit indépendant.
Certains d'entre eux ont des enfants scolarisées dans le VIIe arrondissement de Paris, où des révélations ont conduit à la suspension de 9 animateurs.
Selon la mairie de Paris, en 2025, 30 animateurs ont été suspendus dans la capitale, dont 16 pour des suspicions de faits à caractère sexuel.
Depuis son entrée en fonction en décembre 2025, la Défenseure des enfants de la Ville de Paris indique avoir été saisie à environ 150 reprises, des signalements portant principalement sur le périscolaire.