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Guerre au Moyen-Orient : Trump annonce prolonger le cessez-le-feu malgré la probable annulation des pourparlers

DOSSIER : Des personnes en deuil portent des drapeaux iraniens lors d'une procession funéraire à Téhéran, le 1er avril 2026.
DOSSIER : Des personnes en deuil portent des drapeaux iraniens lors d'une procession funéraire à Téhéran, le 1er avril 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Malek Fouda
Publié le Mis à jour
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Washington et Téhéran ont tous deux exprimé leur volonté de reprendre les hostilités alors que les pourparlers de paix au Pakistan sont plus que jamais dans l'impasse.

Y'aurait-il de nouveaux pourparlers entre l'Iran et les États-Unis ? Pour l'instant, c'est le flou le plus total qui règne autour des négociations qui étaient prévues pour ce tenir cette semaine au Pakistan. Cependant, le cessez-le-feu devrait se poursuivre.

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"Compte tenu de la grave fracture au sein du gouvernement iranien [...] il nous a été demandé de suspendre notre offensive contre l’Iran jusqu’à ce que ses dirigeants et ses représentants parviennent à présenter une proposition commune", a écrit Donald Trump, ce mardi soir. "J'ai donc ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus et, à tous autres égards, de rester prêtes et opérationnelles, et je prolongerai donc le cessez-le-feu jusqu'à ce que leur proposition soit soumise et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre."

Plus tôt dans la journée, les États-Unis et l'Iran ont tous deux prévenu qu'ils étaient prêts à reprendre la guerre alors que le cessez-le-feu en cours approche de son expiration, le sort du deuxième cycle de pourparlers de paix à fort enjeu entre Washington et Téhéran restant de plus en plus incertain.

Un responsable américain a indiqué que le vice-président J.D. Vance, qui devait diriger la délégation, a annulé son voyage à Islamabad. Dans le même temps, l'Iran, qui n'avait pas encore indiqué si une délégation serait présente au Pakistan, a annoncé que le cessez-le-feu prendrait fin à 2 h (heure française).

Les dirigeants pakistanais, dont le Premier ministre Shehbaz Sharif, ont travaillé d'arrache-pied mardi soir pour amener les deux parties à accepter un deuxième cycle de négociations sur le cessez-le-feu, selon deux responsables qui se sont exprimés sous couvert d'anonymat.

L’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, qui devaient se rendre à Islamabad, sont désormais attendus à Washington, mardi après-midi, pour des consultations sur la marche à suivre, a indiqué un responsable.

Plus tôt mardi, Donald Trump avait déclaré qu'il s'attendait à ce que les États-Unis bombardent à nouveau l'Iran "sous peu" si aucun progrès n'était réalisé lors du deuxième cycle de négociations prévu mercredi au Pakistan. "Je m'attends à ce que nous bombardions, car ce serait une meilleure attitude", avait-il déclaré lors d'une interview accordée à CNBC, ajoutant qu'il était opposé à la prolongation du cessez-le-feu, qui expire mercredi, car "nous n'avons pas beaucoup de temps".

Donald Trump exige que l'Iran renonce à ses stocks d'uranium et mette fin à ses tentatives de contrôle de la voie navigable stratégique d'Ormuz, utilisée pour le transport du pétrole et d'autres matières premières du Moyen-Orient. Des conditions qu'a toujours refusé l'Iran.

Le blocus naval mis en cause par Téhéran

Le retrait de Téhéran a été en partie provoqué par la saisie par les États-Unis d'un navire de charge battant pavillon iranien en route vers un port, dimanche. La marine américaine a déclaré que le navire n'avait pas respecté ses avertissements et qu'il tentait d'échapper au blocus des ports iraniens.

Outre cette opération qualifiée d'"inacceptable" par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, le retrait de Téhéran des négociations a été motivé par le blocus naval des États-Unis, entré en vigueur la semaine passée.

L'Iran a déclaré que cela constituait une violation de l'accord de cessez-le-feu, ce que les États-Unis réfutent. Donald Trump a insisté sur le fait que la marine américaine continuerait à l'appliquer jusqu'à ce que l'Iran rouvre la voie d'eau stratégique qu'il contrôle au trafic maritime, sans conditions.

"Le blocus, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas d'"accord", détruit absolument l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars [...] par jour, un chiffre insoutenable, même à court terme", a-t-il écrit dans un message sur son réseau Truth Social.

Téhéran a également déclaré qu'il refusait de s'engager dans des efforts diplomatiques sous la menace d'une attaque, après que le président américain a menacé, dans plusieurs messages publiés sur les médias sociaux ces derniers jours, d'intensifier les combats et de faire "exploser" le pays tout entier s'il ne parvenait pas à conclure un accord avec Washington.

"Donald Trump, en imposant un siège et en violant le cessez-le-feu, cherche à transformer cette table de négociation - dans sa propre imagination - en une table de reddition ou à justifier un nouveau bellicisme", a écrit le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, sur X lundi.

"Nous n'acceptons pas de négociations à l'ombre de menaces et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à dévoiler de nouvelles cartes sur le champ de bataille", a-t-il ajouté.

Le Corps des gardiens de la révolution iranien (IRGC) - une unité d'élite dotée de sa propre marine qui répond directement à l'ayatollah - a averti qu'il prendrait pour cible tout navire qui tenterait de traverser le détroit d'Ormuz sans autorisation.

Les voies navigables facilitent le passage d'environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole, de gaz et d'autres produits essentiels tels que les engrais.

Le baril de Brent, l'étalon international, s'échangeait à un peu plus de 95 dollars mardi, ce qui représente une forte baisse par rapport aux près de 120 dollars qu'il atteignait avant le cessez-le-feu, mais tout de même une hausse d'environ 40 % par rapport aux prix du début du mois de février.

Sources additionnelles • AFP

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